Parti courir

Je suis parti courir. Beaucoup de monde dans les rues, profitant de l’avant couvre-feu. C’est en lisant des choses sur la période de la Deuxième Guerre mondiale que j’ai appris, il y a bien longtemps, le sens de l’expression « un couvre-feu ». Si on m’avait dit qu’un jour je devrais moi-même respecter un couvre-feu, comme vous tous je présume, je ne l’aurais pas cru.

On aura appris ça avec la Covid. Tout comme on a aussi appris (ou eu la confirmation) de la capacité de l’humain à se retourner vite, mettre toutes les ressources de la science et de la créativité ensemble et inventer une solution à un problème apparemment insoluble.

D’ailleurs j’ai en tout récemment vécu l’expérience personnelle. Une application de la science qui règle une fois pour toute une situation mettant en péril ma santé et ma qualité de vie.

Vous pensez que je fais référence au vaccin? Pas du tout! Je parle d’un autre triomphe du génie de l’homme, le gant chauffant.

Oui, des gants qui chauffent. Batteries rechargeables incluses.

Avant de me dire que j’exagère (vous pourrez toujours le dire plus tard) laissez moi vous décrire mon cas. En un mot, frileux. Surtout des mains. Une affaire de famille. Au point où peu importe l’équipement utilisé pour combattre ce fléau, même avec un froid très raisonnable, quelques minutes d’exposition et les doigts me gèlent. Surtout en vélo d’hiver.

Inutile de me donner vos trucs, je les ai tous essayés : les gants, les mitaines, les petits gants dans des gros, les gants dans des mitaines, les mitaines doubles, les mitaines doubles ET des « hots shots », rien à faire. J’ai même eu des semi-gants/semi-mitaines avec une couche de polar et un extérieur en fibre technique, le top de la technologie, pas plus de succès. (Par contre, pour faire le salut en V de Spock dans Star Trek, ça marchait super bien).

Désespéré, je faisais une ultime recherche sur internet quand je suis tombé là-dessus. Des gants dotés d’un réseau de fils qui dégagent de la chaleur. Un peu comme un plancher chauffant. Mais en plus souple. Et pas de tuile. Et pas branchés sur Hydro. Et pas mal plus léger. Bon, finalement, le plancher chauffant c’était peut-être pas un très bon exemple. Mais vous comprenez l’idée.

Quelques clics plus tard la commande était passée. Deux jours après, j’arrachais la boite des mains du livreur. Le temps de les charger et je les portais. Dans le salon c’est pas chic mais à l’extérieur, une merveille!

Depuis deux semaines, je sors mon vélo, je mets mes gants à « on » (pour une fraction de seconde, je me prends pour Iron Man) et je pars sans me soucier de la température extérieure.

Je suis possiblement un peu trop enthousiaste mais je pense sérieusement à proposer la candidature de l’inventeur de ce truc-là pour un prix Nobel. Il me reste à trouver le nom du génie et identifier la catégorie de la mise en nomination. Ça sera peut-être un peu difficile

Au premier coup d’œil, il ne semble pas y avoir une catégorie Prix Nobel de chauffage.

N.B. Toutes les chroniques Parti courir sont disponibles sur le site www.particourir.com

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