La course à pied pour sauver sa santé mentale !?

La course à pied pour sauver sa santé mentale !?

Bon on va se dire dans la vie on vit tous des coups durs. Mon dernier coup dur en est un solide. Je ne vous parlerai pas des détails, ce n’est pas le but.

Par contre, j’ai envie de vous jaser de ce que la course a pied a fait pour moi durant cette période sombre qui est loin d’être terminée.

Grâce à la course a pied j’ai pu évacuer d’une certaine façon la colère que je ressentais.

Cette année je visais parcourir les 80 kilomètres de l’ultra Harricana, course en trail. J’avais un entrainement de tout près d’un an derrière moi. Alors arrive le coup dur, on fait quoi? On abandonne le tout pour vivre a fond nos colères et en même temps notre peine et inquiétudes, ou on tente de maintenir le cap en étant conscient qu’on ne fera pas nos meilleurs scores?

Bon dans les faits, moi j’appelle ça courir la tête pleine. Mais là, vraiment pleine, dans le sens ou le cardio et le corps on beau être au top, le souffle vient qu’à tout se dérégler parce nos problèmes envahissent notre esprit.

Malgré le fait que je cours toujours avec de la musique, boum, nous v’la ti pas avec une chanson, qui pourrait nous faire brailler toutes les larmes de notre vie, on skip la chanson, et on essaie de maintenir.

En fin d’entrainement, il me restait moins d’un mois avant la date de la course. On sait qu’un entrainement suivra un deuxième, puis un troisième etc. Chaque entrainement qu’on réalise durant une dure période, nous fais aussi réaliser de ce qu’on est capable de faire. Même quand le souffle vient à nous manquer en montant une côte, il se restabilise en descente. On reste en bonne forme malgré tout.

Il faut appeler à un miracle de force de la nature d’être capable de courir avec un manque de sommeil évident et surtout récurant. J’ai toujours mentionné que mon corps a besoin pour récupérer des entrainements : d’eau, de manger et de sommeil. Trois choses qui m’ont fait foncièrement défaut, et que je tente de remettre à niveau encore à l’heure ou j’écris ces lignes.

J’avais perdu l’appétit vous l’aurez deviné, avec un métabolisme dans le fond de la caisse, pas manger nous fait perdre du poids, mais attention, du poids que je n’avais pas à perdre… Alors oh surprise, plus légère on court plus vite…

Donc si on fait le calcul, la fille ne dort pas ou pas beaucoup, je ne mange ce qu’il faut et surement pas en quantité suffisante, et l’eau : je crois que je n’y pense juste pas…

Je me pointe chez mon amie : Montagne St-Bruno, ce qui est prévu : du monte-descend le sommet et la tour d’observation histoire de faire monter le dénivelé. Le moral n’y est pas… dès que je monte le souffle est plus difficile.

Je fais tout de même l’entrainement. Ils sont difficiles, mais avec eux, j’évite d’avoir passé mon avant-midi à pleurer ma vie sur le canapé. Je reviens à la maison, avec toutes les calories dépensées j’arrive au moins à manger. La dépense d’énergie en sur-effort me fatiguera pour au moins permettre un minimum de sommeil.

J’ai roulé comme ça jusqu’à ma course. Même la ligne de départ fût en tout point différente des courses passées. Je cours sur le pilote automatique, mais je parviens tout de même à franchir la ligne d’arrivée, en présence de ma fille ainée qui m’avait accompagnée pour l’occasion et de ma gang d’amis (une partie) présents en tant que coureur eux aussi, et avec qui je participerai aux 24 heures de Tremblant. Je l’ai rentré 2 heures avant le cut off, le temps alloué… et oui… j’ai eu des doutes jusqu’ à la toute dernière minute de pouvoir y arriver. Mais je l’ai fait et bien fait.

Malgré mon immense fierté de l’avoir fait, les évènements des derniers temps sont venus mettre une ombre sur cette réussite. Pas jojo, mais bien réel.

Mais à travers tout ce que je vivais, ma détermination était au rendez-vous. Cela personne ne pouvait me l’enlever.

Après une courte période de récupération, on doit reprendre l’entrainement, même plus léger on doit se remettre à bouger. La situation ne s’est toujours pas réglée, les problèmes sont toujours présents… Tout demander à son corps et mental pour se mettre à bouger. Le poids sur la balance à continuer de descendre légèrement.

Après tout près de 2 moins dans cette situation, je conserve une course rapide. Je n’ai jamais fait de temps si rapide, sur route, en trail ou sur tapis roulant. J’en suis heureuse : Ondes positives dans tout ça.
Quand je fais une distance, je suis pas mal assurée d’avoir moins de difficulté à trouver le sommeil. Et par défaut j’aurai faim.

Voila comment la course peux nous aider. Juste se laisser la chance de bouger quand même. Même si ça nous ne tente pas. Même si on manque de souffle, on est dehors à bouger.

On la feel pas la longue sortie ? On en fait une plus courte, mais on sort tout de même. Peu importe la gravité de la situation, cela vaudra toujours mieux que de rester devant la télévision. La course calme aussi avec les endorphines qu’on sécrète. Une bonne chanson dans les oreilles pourra peut-être nous offrir quelques minutes de quiétude.

Je n’ai pas encore trouvé l’équilibre de mon entrainement. Ayant beaucoup de chose à régler, téléphones à faire, ce matin je suis sortie à 11 :00 pour courir, quand normalement pour cette même distance, j’aurais été revenue et douchée pour la même heure. Mon kilométrage n’est pas encore revenu à celui que j’aimerais. Ma situation personnelle ayant changé, j’ai dû retrouver du travail, et même à temps partiel ça bousille une organisation. La majeure partie d’entre vous doivent concilier famille, boulot et travail. Je pouvais me permettre de seulement courir et taches ménagères. Je suis en train de me réinventer d’une certaine façon.
Je dois tout revoir dans ma vie et l’entrainement y passe malgré moi.

Mais malgré ce que je vis, la seule chose d’on je suis absolument certaine, est que si j’avais arrêté mon entrainement, je serais encore plus mal. Je me permets justement un allégement de ce dernier, et je vois au fur et à mesure. Facile ? Non mais réalisable puisque de toute façon je n’ai pas le choix.

Alors la morale de l’histoire, ne jamais cesser de courir. Ma santé mentale n’en fût que plus équilibrée. Avoir le pouvoir de courir alors que notre esprit touche le fond, on court avec notre corps. Parfois sur le pilote automatique, mais on franchira les kilomètres malgré tout.

Quand je serai sortie de tout ça, et ce n’est pas prévu pour demain. Je sais que je pourrai regarder toute la route parcourue avec fierté. La fierté d’avoir bougé, la fierté d’avoir choisi de ME garder active.

Alors, ne cessez jamais de courir

Le YOGA au-delà de la pratique physique

Le YOGA au-delà de la pratique physique

Au-delà de la pratique physique, le yoga est philosophie de vie qui nourrit l’Être afin qu’il puisse utiliser son plein potentiel pour se réaliser.

On ne voit pas le yoga. On ne fait pas du yoga. On vit le yoga à l’intérieur de soi.

Le yoga est une expérience de transformation;

Le yoga se ressent;
Le yoga s’entend lorsque le silence s’installe;
Le yoga c’est se reconnaître;
Le yoga c’est apprendre à s’accepter avec compassion;
Le yoga c’est apprendre à se donner à soi-même;
Le yoga ouvre la conscience du corps et de l’esprit;
Le yoga harmonise le corps par la respiration consciente;
Le yoga fait grandir la plénitude;
Le yoga installe la sérénité dans le cœur;
Le yoga permet de réaliser que nous sommes tous uniques;

Le yoga c’est garder le cœur ouvert et rayonnant en toutes circonstances;
Le yoga nous enseigne que l’on peut toujours revenir à soi, malgré les circonstances de la vie;

 

Le yoga est une discipline qui met l’emphase sur l’expérimentation de la vie sous toutes ses facettes. Une activité qui permet de créer une réelle transformation de l’Être, si elle est pratiquée selon certains principes fondamentaux. Cette façon de faire aura des impacts phénoménaux, non seulement sur les sadhanas (cours de yoga) mais aussi dans la façon d’aborder la vie et ses défis. Le yoga est avant tout une méthode simple qui permet concrètement de savoir quoi faire, comment le faire et quand le faire pour entretenir votre santé au quotidien. En voici quelques grands principes :

1. Choisir sa santé et son bien-être
2. Avoir une qualité de présence
3. Être, ici et maintenant
4. Trouver le plaisir dans l’effort

Le YOGA au-delà de la pratique physique - Sandra Arroye

Choisir sa santé et son bien-être

Il est de la responsabilité de chaque personne qui désire cheminer sur cette voie de s’impliquer, de participer et de s’ouvrir à recevoir, sans attentes. Laisser de coté ce que l’on connaît déjà, et aborder cette nouvelle méthode sans comparaison. Adopter une discipline régulière afin de pouvoir retirer les bienfaits recherchés. Le niveau de progression dépendra du niveau de profondeur, de l’assiduité, de la durée et de l’effort consacré à cette pratique.

Avoir une qualité de présence

Respiration
Avoir une qualité de présence à soi, afin de reconnaître ce qui se passe. Pour y arriver, il faut centrer son attention sur la respiration, ainsi il est possible de canaliser plus facilement les pensées et approfondir celle-ci pour atteindre une état plus calme. Synchroniser sa respiration à chaque mouvement éveille l’état d’Être et nous enracine dans le moment présent.

Sensations physiques
Lorsque la respiration est installée on peut ensuite voyager dans notre corps et prendre conscience de l’espace qu’il occupe.
Quels sont les points de contacts de votre corps avec le sol ?
Où se situent vos pieds, vos jambes, votre bassin, votre colonne, vos bras, vos mains, vos épaules, votre cou, votre tête?
À quel endroit ressentez-vous des douleurs, des tensions, des inconforts ou des étirements ?
Pouvez-vous respirer librement malgré la ou les sensation(s) ?
Toutes ces informations vous permettent d’être connecté et à l’écoute des messages que votre corps vous transmet. Habiter son corps vous donne le pouvoir de faire les changements requis afin de revenir à un état d’équilibre, d’harmonie et d’apaisement, si nécessaire.

Les pensées
Il existe un lien qui unit les pensées à ce qui se produit physiquement. Les sensations du corps peuvent avoir été générées par vos pensées.
Quelles sont les questions que vous vous êtes posées ?
Quels sont les messages ou les phrases que vous avez formulé intérieurement ?
Est-ce que vos pensées étaient bienveillantes envers vous-même ?
Avez-vous laissé de la place dans votre champs mentale pour expérimenter votre yoga, ou vous vous êtes réfugié dans ce que vous connaissiez déjà ?
Est-ce que vos pensées ont voyagées ailleurs que dans votre pratique de yoga ?

Au finale, l’objectif est de réaliser ce que vous faites et ce que vous laissez émerger et voyager à l’intérieur de vous. Vous pouvez ainsi ajuster la façon dont vous vous traitez et vous sentez. Agissez-vous avec ouverture, amour et compassion ou êtes-vous dans le jugement, la culpabilité et la peur ?

Les émotions
Pendant votre pratique de yoga, il est fort probable que des émotions surgissent de nulle part. Cela est dû aux différents mouvements physiques que vous faites. Il existe trois manières de les aborder qui ne sont pas efficaces;
– La maîtrise ou le contrôle
– L’esquive
– L’enfouissement
Ces méthodes mènent à la cristallisation de celles-ci à l’intérieur de soi. Lorsqu’une émotion émerge, il faut l’accueillir tout simplement, sans jugement et la laisser suivre son cours. Ressentir l’émotion et libérer le passage pour une circulation fluide, permet de vivre ce que l’on a à vivre. Ainsi, on peut agir à partir d’un endroit plus sain et plus stable pour pouvoir la transformer. Être présent à soi-même et être au cœur de ses sensations sont deux attitudes qui permettent de digérer plus aisément ce qui se produit.

Être, ici et maintenant

Lâcher prise
Lorsqu’on pratique, on doit se placer dans un espace de lâcher prise sur ce qui s’est passée avant, sur ce qui s’en vient et sur ce que l’on veut atteindre. Il faut avoir confiance qu’on peut délaisser, les soucis, les inquiétudes, les objectifs et le poids qu’on se met sur les épaules. Goûter à la légèreté en créant de l’espace dans son champs mental vous fera vivre une sensation de présence et de disponibilité accrue. Le point de départ de votre pratique doit toujours être en lien avec ce qui se passe ici et maintenant. Diriger votre attention sur ce que vous pouvez accomplir maintenant, du mieux que vous le pouvez, maintenant. Inutile de se comparer aux autres, ou même à ce que l’on a accompli la dernière fois. Revenir au moment présent et s’ajuster à ce qui est présent, tout en gardant son focus sur la volonté, vous permettra de retirer le maximum des bénéfices de votre séance de yoga.

Trouver le plaisir dans l’effort

Progrès : pratique, discipline, effort, plaisir
Bien qu’un changement se produit lorsqu’un effort  est fournit, celui-ci doit tenir compte de votre état. On doit faire de son corps un allié, utiliser la bienveillance lors de l’exécution des asanas (postures) sans vouloir trop en faire et accepter de procéder par étapes progressives afin d’évoluer sainement.

Est-ce que je fais ma pratique avec un effort juste ?
Puis-je aller plus loin, tout en demeurant confortable ?
Puis-je maintenir mon attention sur ma respiration ?
Est-ce que j’éprouve du plaisir?

Une transformation a lieu lorsque la discipline est appliquée. La progression est influencée par la qualité de l’effort bienveillant. La motivation perdurera dans le temps si le plaisir est au rendez-vous. La notion de plaisir est centrale afin de permettre a chacun de développer les sensations agréables. Ainsi, on peut ressentir les bienfaits de la pratique et être satisfait. Plus on met l’emphase sur ce que nous faisons de bien, plus on se remplira de contentement avec les choses simples de la vie.

Plus on est conscient de ce qu’on fait et de ce que l’on vit, plus on sera disponible à soi-même. Plus les perceptions deviendront claires et plus il sera facile de s’ajuster pour atteindre un état serein. Au-delà de la pratique physique, le yoga nous enseigne que l’on peut toujours revenir à soi, malgré les circonstances de la vie.

 

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Photos couverture : Yannic Läderach on Unsplash

Photo dans le texte :   Jon Flobrant on Unsplash