Chéri as-tu vu mes mitaines ???

Chéri as-tu vu mes mitaines ???

Bon, je ne sais pas si c’est seulement moi… Pourtant, il me semble que je suis bien organisée dans la vie mais bref, lorsque je viens pour récupérer mes items/ articles et autres en vue de mon jogging matinal, il finit toujours par manquer quelque chose.

C’est qu’il faut partir bien équipée pour un 15km, ma distance maintenant devenue fétiche. Cette distance, je la cours 3 fois semaine depuis au moins un an. Cela représente entre plus ou moins 1 heure 19 minutes à 1 heure 30 minutes de course extérieure. Soit au chaud l’été soit au grand froid l’hiver, faut donc bien se préparer.

Bon parfois, c’est la motivation qui n’est pas au rendez-vous. Alors avoir à chercher mes mitaines ou mes lunettes, ça paye un peu 😉. On étire le temps. N’allez pas me dire que je suis la seule à rester 1 minute devant la fenêtre du salon à peser le pour et le contre d’une sortie extérieure avec scepticisme? Cette situation se présente surtout quand on regarde le thermomètre à l’extérieur, qui n’affiche rien de prometteur excepté la garantie que ce sera froid ou chaud selon la saison.

Il faut que je vous explique que je demeure en campagne. Ouin, alors quand le vent est vigoureux, la fille l’est un peu moins. Quand on se prépare à courir le vent de face et ce sur plusieurs kilomètres avec une température de moins mille degrés, euh… Je suis certaine que mon thermomètre à moi il descend jusque-là 😊. Il serait facile de mettre des shorts à la place et d’aller courir sur mon tapis roulant. Nettement moins stimulant, mais au moins on ne gèle pas.

Pour en revenir à mes bidules….

J’ai besoin d’une paire de gant légers, parce que des fois, même s’il y a apparence de froid, en courant on se réchauffe, alors les grosses mitaines se font retirer. Mais avoir une petite épaisseur peut être confortable, alors j’ai toujours une petite paire de gant dans le fond de mes poches.

Mes grosses mitaines, sans elles je ne ferais pas long. Toujours avec elles que je débute ma course. À un moment donné j’ai chaud, je retire une mitaine…. Après j’ai encore chaud, alors je retire l’autre. Oups, changement de cap, on revient le vent de face, mais ce n‘est encore pas si pire, alors je sors un gant, du coup 10 minutes après c’est la deuxième main qui se manifeste, elle demande à se faire couvrir un peu, alors je sors mon deuxième gant. Le plus beau dans tout ça, je n’ai jamais rien perdu 😊. En fait j’ai bien failli une fois, mes lunettes. Ne voulant pas arrêter et sachant que je repassais par le même chemin, elles étaient tombées, ben je les ai ramassées au retour. Pour de la chance, ça, c’est de la chance : En bordure de route, chemin de campagne venteux et neigeux.

J’ai aussi ma paire de lunette pour jogger, le vent qui rentre dans les yeux, ce n’est pas confortable, une bibitte l’été, ça l’est encore moins. Mais avec ça aussi je niaise un peu. L’hiver, même si mes lunettes sont censées ne pas buer… pftttt, alors remonte les lunettes, bon il commence à neiger, des flocons pleins les yeux, remet les lunettes. La neige colle j’y vois pu rien, essuis les lunettes, ce n’est pas mieux. Et même quand je remonte mes lunettes, des fois elles redescendent d’elles même pour me retomber sur le nez. C’est quand je ne m’y attends pas, bien dans ma bulle, un coup de vent un mouvement de côté et les voilà tout croche sur le bout de mon nez, j’en fais parfois le saut. Ça vous dit quelque chose ? 😉

La tuque avec elle c’est simple, on l’enfonce bien, elle reste en place. Les souliers aussi c’est simple. Faut pas oublier un buff, j’aime en porter un, car un coup de vent dans le cou, c’est tout sauf confortable. Et ça fait un petit bout de tissu à remonter sur les joues si elles gèlent, ah non, les lunettes bues, remontent les lunettes…
J’ai depuis environ un an, appris à courir sans eau, ni gel ou autre, alors au moins je n’ai pas à chercher ma ceinture. Elle est reste bien accrochée dans mon gym et demeure à disponibilité pour mon prochain marathon.

Ai-je mentionné ma musique? Sans elle, c’est possible, mais tellement moins agréable. Je suis le genre de personne qu’une musique peut rendre heureuse ou triste. Vous imaginez bien que celle qui se trouve dans mon lecteur de musique est entrainante, alors je reviens toujours de ma course de bonne humeur. Oh des fois totalement fatiguée, mais de bonne humeur avec une ‘’toune’’ entrainante en tête.

Pour la musique et ma montre, c’est assez simple de les retrouver car ils sont toujours prêts à être rechargés. Pas le choix, ça marche avec de la recharge ces bibites-là. Et comme je branche sur le chargeur mes bidules électroniques le soir avant d’aller me coucher, j’ai une place sur le coin de mon comptoir de cuisine. Faudrait donc que je me force pour les chercher.

Ce qui est drôle c’est que la plupart du temps toutes mes choses sont à peu près au même endroit, donc devraient être faciles à rapatrier …. Nenon…. On dirait que j’oublie toujours quelque chose… Bah, je me dis que ce n’est pas grave. Il n’y a pas mort d’homme, juste un peu de perte de temps.

J’ai par contre la chance de pouvoir partir courir quand bon me semble. Mon pic d’énergie est toujours le matin. Donc des fois, malgré mes 2 cafés, je ne suis peut-être pas totalement assez réveillé ce qui expliquerait mes recherches…. Bon, je me cherche une excuse là je crois 😉

Certaines personnes se contentent de surement moins et d’autres surement plus que moi. Quand j’y pense, je crois que je cours assez léger. L’été dernier, il a tellement fait chaud, je n’apportais même pas d’eau avec moi. Elle se serait retrouvée trop chaude pour être bue dans le temps de le dire.
Ou alors souvenir d’hiver, je courais encore avec ma ceinture à ce moment.

Je trainais donc une bouteille d’eau, car l’hiver on se déshydrate quasiment plus qu’en été, car la peau n’a pas la chance de se refroidir, alors on transpire encore plus. J’était toute contente de savoir qu’au retour je pourrais boire de l’eau. Le vent bien dans mon dos, je débute la ‘’descente’’ d’un chemin de campagne. J’adapte ma foulée pour être confortable, dégaine ma bouteille…. QUOI ??? complètement gelée…. Pas rien qu’à moitié ou juste l’eau dans le bouchon la…. Non non non, complètement gelée…. Grrrrrr, vous dire à quel point je l’aurais jeté dans le fossé.

J’ai dû remettre à mon grand dam, la bouteille gelée dans ma ceinture…

Il n’en fallait pas plus. J’ai dû finir la langue complètement à terre. Y a pas plus assoiffée que la personne qui savait qu’elle pourrait boire mais ne peut plus à cause du froid. ☹

Alors sagesse oblige, je ne traine plus rien. J’adapte ma course pour quelle demeure le plus confortable possible, et vous savez quoi? Ben ça marche. Que ce soit en plein été ou en plein hiver, je cours sans connaître la soif.

À preuve, lors de mon dernier marathon, qui fût virtuel, pas de ravitaillement, alors pas le choix on traine la ceinture, mais ça ajoute au poids ça 4 bouteilles et les gels, plus le cellulaire. J’ai donc décidé de ne prendre avec moi que 3 bouteilles… Ben, j’en ai ramené… Et j’ai eu une super bonne course, mon 2e meilleur temps de marathon. On parle en dedans de 4 heures là 😊

Comme de quoi un corps bien entraîner peut TOUT faire. Je n’ai pas terminé la langue à terre, j’ai récupéré super bien et rapidement. Aucune blessure n’est survenue.
J’ai alors trouvé ultra payant l’entrainement modéré que j’avais eu durant les derniers mois avant la course.
Ahh l’entraînement modéré synonyme aussi de : recalcul en court…

Plus le corps est faible, plus il commande; plus il est fort, plus il obéit
Jean-Jacques Rousseau

Psttttt :
Ça y est en fin de semaine on réglait des affaires. Le parcours de mon 9e marathon (3e virtuel) est décidé; à faire vers la mi-avril… et en début d’Après-midi dimanche, après quelques encouragements je me suis inscrite à mon premier ultra marathon en trail. Un beau 65km avec tellement de deniv + que j’ai oublié le chiffre 😉à faire en septembre. Vous allez pouvoir vivre avec moi les préparatifs, vous pourrez aussi me donner vos trucs et conseils, yeahhhh !!!

La première fois

La première fois

Parce qu’il n’y a rien comme vivre une première fois… les papillons dans le ventre, la nervosité, l’incertitude, le questionnement…

Je vis en ce moment une première fois en écrivant ces quelques lignes. Premier article écrit dans le but de partager mon expérience et mon dynamisme avec vous. Aussi mon parcours à moi, comment j’en suis arrivée là tout en me gardant motivée, à continuer d’apprendre à travers mes entrainements et courses, tout ça sans avoir envie d’accrocher mes souliers de course.

Je pratique le sport de façon régulière depuis plus de 25 ans… Dans un premier temps, avec l’aide d’un coach en gym pour une perte de poids de 30 livres. Cela a complètement changer ma vie. Dans mes habitudes autant alimentaires que sportives.

Notre corps avance mieux moins chargé et mieux alimenté.

Ma première course je m’y suis inscrite sur le gros nerf. Mon premier 5km.

Sortir de mon gymnase de maison. Allez courir avec d’autres coureurs…

Serai-je à la hauteur, serai-je capable de parcourir la distance ? Je ne connais pas le parcours, et si c’était trop difficile, normalement je cours sur le plat, que vais-je faire si les côtes sont trop difficiles?  Et si j’avais l’air folle? Car même cette question a effleuré mon esprit, pourquoi aurais-je eu l’air folle? Aucune idée, le cerveau à ses questions que la raison ne connait pas.

Mes inquiétudes étaient tout de même un peu fondées. Je courrais mais bien au chaud à l’intérieur sur mon tapis roulant, à la vitesse du bonheur. Déjà mon entrainement devrait être modifié, car le 5km se ferait dans la rue. Dans des conditions extérieures, je ne choisirais pas la météo du jour.

L’Anticipation d’une ligne de départ, l’excitation des autres participants, l’ambiance générale, la musique et l’animateur qui nous parle un peu de tout et de rien pour faire passer le temps. Nous voilà rendu à l’échauffement… Je me suis toujours posé la question, dois-je suivre le groupe. Normalement je ne m’échauffe pas. Au risque de me faire jeter des pierres, et oui, je pars à froid. Est-ce conseillé? Pas à moi de juger, mais pour moi ça marche.

SI je bouge trop avec le groupe, parce que c’est tentant, vais-je épuisé des réserves essentielles à ma course? Bon, pour un 5 km, on peut y aller, si on est bien entraîné, ça va juste nous aider à pouvoir partir plus vite, mais je me retiens quand je cours un marathon. Je me balance plus au rythme de la musique.

Je me souviens m’être dit sur la ligne de départ, mon seul but est de finir la course debout… Moi qui étais sportive depuis tout de même des années. J’y allais un peu fort, mais bon…

J’avais aussi vécu la veille de la course en écoutant mon corps à l’extrême… Me reposant le plus possible. Choisissant avec attention ce que je mangerais, évitant les faux mouvements, si j’avais pu m’emballer dans la ouate je l’aurais fait. Oui, oui je sais j’exagère 😉

J’avais lu sur le sujet le plus possible. Pleins d’articles sur quoi faire et ne pas faire avant une course. J’étais stressée, mais heureuse de l’être.

Si on m’avait dit lors de ce premier 5km qu’en écrivant ces lignes j’aurais couru mon 8e marathon…. Je crois que j’aurais ris jusqu’à ce que mort s’en suive.

La course malgré la météo froide s’est bien évidemment très bien passée… Le bonheur de franchir MA première ligne d’arrivée. Recevoir une médaille. Je me suis sentie tellement comme une athlète olympique, oui oui, rien de moins.

Tous mes doutes et incertitudes envolées. J’étais victorieuse. La joie… Je peux vous dire que chacune de mes premières fois m’ont procurées ce mélange d’émotions. C’est pour ça que je continue. Je n’ai bien sûr pas fait de podium, ce n’étais pas mon but. Mais j’avais réussi à sortir de mon sous-sol et courir avec d’autres coureurs.

Je dois avouer que toutes mes deuxièmes, troisièmes fois et plus ont toujours été pour moi toutes spéciales chacune à leur façon. Bien sur qu’après plusieurs fois on apprend à mieux ‘’gérer’’ toutes ces émotions, mais elles n’en demeurent pas moins bien présentes.

Par exemple, j’ai couru mon deuxième marathon dans une ville extérieur; Ottawa. Une première fois ou je devais gérer mon souper, mon déjeuner et la nuit à l’hôtel. Un lot d’émotions nouvelles furent au rendez-vous.

Progresser en course c’est un peu comme courir, cela se fait un pas à la fois. Une course à la fois. Il y en aura toujours des meilleurs que d’autres. La météo, l’entraînement, la ville hôte, le parcours, l’organisation… Toutes ces choses contre lesquelles nous ne pouvons rien. Mais nos émotions, notre bonheur et j’aurais envie de dire notre immense fierté, il n’y a que nous pour la gérer.

Soyons fiers d’être ce que nous sommes, des coureurs. Peu importe la vitesse à laquelle nous courrons, la distance que nous parcourrons, ce que nous revêtons comme linge pour courir, linge signé ou pas, in ou out, l’importance que nous accordions à notre montre d’entraînement ou pas, nous sommes coureurs.

Vivons NOS premières fois et toutes les autres fois à fond.

J’avais aussi envie de partager avec vous une photo qui me motive toujours, je l’appelle à la blague mon chemin de croix. Il s’agit en fait du parcours que j’ai fait. Mes premières fois dans chaque distance, excepté pour le 2e 5km, j’avais tellement aimé l’expérience du premier, que j’ai remis ça moins d’un mois après. Il s’est passé 2 ans entre mon premier 5km réalisé en septembre 2014 et mon premier marathon en sept 2016.

La dernière photo, celle de mon premier marathon à durant un an, été un grand point d’interrogation dessiné dans le cadre. Un rappel à chaque entrainement dans mon gymnase, aurais-je le cran de me rendre à cette distance. Et tant que l’inscription à la course n’a pas été faite, je restais dans le doute.

Lors d’une inscription, les papillons et grondements dans le ventre se font ressentir. On est là devant notre écran d’ordinateur à hésiter à appuyer sur le bouton ‘’Confirmer’’.

Une fois inscrit, une joie immense…. On doit le partager. Alors fièrement on l’inscrit sur notre mur Facebook, toujours en espérant recevoir une bande d’encouragement qui finira de nous enlever ces papillons dans le ventre. Car les encouragements de l’entourage sont tellement importants. Ils nous poussent et nous aide à continuer d’avancer.

Après, on planifie l’entrainement en fonction de la distance et de la date de la course. Si on doit (normalement la réponse est tout le temps oui) prévoir une nouvelle paire de soulier de course.

Moments magiques. Ça donne le goût ça, pas vrai?

J’espère que cette première fois fût agréable pour vous à lire autant qu’à moi à écrire. J’aurai tout plein d’autres belles expériences et aventures à partager au fil de l’année avec vous.

Mais pour l’heure, je dois aller charger ma montre, mon cardiomètre, trouver mes mitaines ….

Christine Guay

Le succès n’est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faites, vous réussirez.

Albert Einstein