Est-ce que la pandémie a changé notre façon de courir ?

Est-ce que la pandémie a changé notre façon de courir ?

Je vous pose la question; Est-ce que la pandémie a changé notre façon de courir ?

Surement que oui, un peu ou beaucoup, d’une façon ou d’une autre. Cela fait 2 ans que presque toutes les courses sont annulées. Est-ce que cela a modifié votre façon de vous entrainer? Avez-vous peut-être même cessé de pratiquer la course à pied, n’ayant pas la stimulation de passer au travers un entrainement en vue d’une course pucée.

Beaucoup de coureur se motive avec le jour J d’une course organisée. Ce n’est pas tant une dépendance qu’une façon de justement se motiver. On débute quelque chose : l’entrainement, et on le maintient en s’accrochant malgré la rigueur imposée en se disant qu’on a une date butoir. On parcourt tous les kilomètres du jour J et on se repose quelques jours le temps de rêver à la prochaine. Avec la pandémie ce privilège nous a été enlevé.

Pour moi la pandémie a définitivement changé ma façon de courir. J’ai su 3 semaines avant ma course que mon marathon d’avril de 2020 était annulé. Je l’avais donc fait virtuel.

Qu’est ce qu’un marathon virtuel… Être seul avec nous même, complètement dans notre tête. Allez fouiller dans le plus profond de nos trippes pour se garder motivé à continuer d’avancer jusqu’à ce que notre montre nous donne les chiffres de 42.2km. Pas de fil d’arrivée, pas de motivateurs tout au long du parcours, pas de médaille ou peut-être pas reçue si elle a été commander trop tard.

Mais en même temps, c’est comme un entrainement si on oublie la distance à parcourir…

Quand je quitte pour ma course le matin, je suis seule à savoir ou je vais, d’où je viens et durant combien de temps de vais courir. Ben une course virtuelle, c’est la même chose.
Je peux vous dire qu’après 3 marathons virtuels, il est temps que ça change. J’aime bien ressortir plus forte d’une expérience. Mais là ça va j’ai compris. J’ai beaucoup appris sur moi-même à travers ces 2 dernières années.

Mais j’ai hâte au retour à la normale autant que j’en ai peur.

Hâte de pouvoir avoir un but à atteindre, une ligne d’arrivée à franchir…le plaisir de faire ce que j’aime avec d’autres crinqués comme moi. Des plus rapides que j’envie… des plus lents a qui secrètement je donne de poussées dans le dos pour les aider à continuer et d’autres comme moi, qui court à peu près au même rythme. Savoir ou je me situe parmi une quantité x de coureurs.
Mais un marathon virtuel se fait au rythme qu’on veut bien. Dans une course organisée, vous l’avez surement tous fait, on enligne quelqu’un en avant et on tente de le rejoindre, pendant se temps la ou avance souvent plus vite… Ou on se met à courir avec une autre personne qui court un tantinet plus vite, ça motive…

Mais pas en mode virtuel, nan … Notre but est de seulement voir sur sa montre : 42.2km. Et nous sommes les seuls à savoir ce qu’on vit. Lors d’une course organisée comme un marathon, de voir des coureurs souffrir de douleurs musculaires, courir avec un sourire forcé sur les derniers miles, ça se comprend, mais je peux vous jurer qu’on peut parfois se faire regarder drôlement si on avance péniblement tout seul sur une piste cyclable, en grimace dès que l’on ressent un petit dénivelé. Les gens qui nous regardent pensent à tort : Mon Dieu ça l’air pénible son entrainement ce matin !? AH si seulement ils savaient 😉

Ma vitesse de course (je crois bien) à diminuer, mais je suis capable de courir de plus longues distances sans m’arrêter. Aucune raison (excuse) pour le faire. L’effet domino si on voit quelqu’un qui prend une pause devant nous, si on voit un ravito…

Alors sans raison pour arrêter ben, je continue mais j’avance avec une vitesse plus confortable. En sachant au fond de moi, que la pause je la prendrai quand j’aurai fini.

En début d’année, j’ai fait comme beaucoup de gens et moi aussi je me suis inscrite à une course. J’ai tardé pour le faire… La pandémie m’a fait connaitre la course en trail… moins difficile sur le corps, malgré l’augmentation de kilomètre. Plus agréable à parcourir, plus stimulant avec le paysage qui change…. Roche, troncs d’arbres, flaque d’eau… et tellement d’autres petits défis, qui font que les kilomètres se mangent avec beaucoup moins de peine que sur la route.

Alors m’inscrire à un marathon sur route, j’appréhende. J’avais un but pour les marathons, celui de pouvoir me qualifier pour faire le ‘’famous’’ marathon de Boston. Je me disais que de me laisser vieillir un peu m’aidera à me qualifier…

Ben le temps à passer… j’ai changé de braquette d’age et j’ai …. Ralenti…

Je ne me suis jamais autant peu senti en confiance. Pas que je doute d’arriver à le terminer, ça ça devrait aller… mais j’avais un rêve… Et pour réaliser ce rêve, faut courir vite… En tout cas, plus vite que je ne le fais présentement.

Alors me voilà, encore avec des doutes de coureuses… J’essaie de me raisonner, que ce ne serait pas la fin du monde de ne pas arriver à me qualifier … jamais…. Mais té ….

Dans les faits, ça changerait quoi de le faire ? Probablement que je me consacrerais uniquement à la course en trail, que je pourrais, si je le veux vraiment, courir un marathon en ne me souciant plus du tout du temps que je mettrais à le faire….

Ai-je le goût de continuer jour après jour à m’entrainer dans cet ultime but, et toujours sentir qu’il s’éloigne de moi… Ou encore devoir me laisser vieillir d’un autre 5 ans.
J’ai un souhait secret… shut… je souhaite qu’avec toutes les annulations de courses des 2 dernières années, que le marathon de Boston décide de baisser leurs standards de qualification…. Ben quoi, j’ai le droit de rêver 😉

Il faut se dire aussi, que malgré qu’on ait eu un entrainement des plus solide, si on court notre marathon tôt dans la période pour se qualifier, Boston peuvent eux, décider de repousser les frontières…. Bye bye le rêve du coureur.

Je l’ai déjà vécu.

Je suis partagée entre l’ultime fierté de courir au feeling et celui de ressentie le stress de performance durant l’entraînement. Avec la pandémie et les courses virtuelles aucune pression…. Mais courir au feeling n’est pas toujours la façon la plus rapide… mais parfois je me surprends.

Vous savez, on a l’impression de pas tellement aller vite, puis finalement notre montre nous annonce que le dernier kilomètre à été parcouru en 5:03minutes…. Ne vous inquiétez pas… ça c’est le chiffre de mon 2e kilomètre que j’entend souvent, après je me stabilise. Autrement, Boston serait déjà couru 😉

J’ai modifié mon entrainement en vue d’être plus solide dans les dénivelés combinés avec de la musculation, et je peux voir la différence. Je fais un entrainement d’intervalles chaque semaine moi qui n’en avais jamais fait avec assiduité, je ne vois pas les bénéfices, mais je ne savais pas trop quoi m’attendre. Du vélo comme entrainement croisé… et malgré que j’avale 50 kilomètres par semaine depuis l’automne dernier, et 60 depuis les deux dernières semaines. La réalité des deux dernières années, fait que je n’ai jamais eu autant l’impression de ne pas être prête.

La pandémie a laissé aussi des traces ailleurs… Et avec les courses qui recommencent à se faire annuler…Le psychologique des coureurs est mis à rude épreuve.

2022 une promesse de retour à la normale, vraiment?

Dès janvier, les courses s’affichent… certaines le feront avec un peu de retard…. Mais on voit, nous coureurs, la lumière au bout du tunnel. Déjà on se remet à rêver de l’entrainement qu’on fera… Les buts à atteindre (ceux qu’on se fixe). On se refais des plans. Un calendrier de courses, parce qu’une course, ça vient rarement qu’en format d’UNE par année 😉.

Et puis soudainement, début avril…. Les courses se remettent à se faire annuler…Attention, je ne veux pas partir de débat sur la sécurité de tout un chacun… Mais ya de quoi à se démotiver.

Ma course est dans 2 semaines et ça tient encore bon, je me croise les doigts…

Donc nous voila 2 ans plus tard. Menace d’une sixième vague qui aura d’autres répercussions sur nos morals de coureurs.

N’allez pas croire que je suis amère avec tout ça. Au contraire, la Pandémie à changer plusieurs choses pour moi, et toutes pour le mieux… Mais laisse aussi des répercussions. Comme ma façon de courir. Mais même si cela vient changer mes plans, est-ce vraiment si ‘’grave’’, peut être pas… l’avenir me le dira.

Je ne suis pas pressée de le découvrir. En attendant je continue de courir… 😉

Mais vous, avez-vous changer votre façon de courir?

Citation :

Le changement est la loi de la vie humaine, il ne faut pas en avoir peur.
Jacques Chirac

L’exercice augmente la durée de vie?

L’exercice augmente la durée de vie?

Ma motivation première de faire du sport a toujours été que je vais prolonger ma durée de vie ou tout au moins finir les dernières années en bonne santé. Mais jusqu’à quel point?

Un article du New-York Times du 15 septembre 2021 m’a drôlement intrigué. Deux études suggèrent que le point idéal pour la longévité se situe à 7,000 à 8,000 pas par jour ou 30 à 45 minutes d’exercice la plupart des jours. Donc, pour augmenter nos chances de vivre plus vieux, on devrait faire au moins 7,000 pas par jour ou différents sports pendant plus de 2,5 heures par semaine. Les deux études ensemble ont suivi pendant des décennies près de 10,000 hommes et femmes montrent que ceux qui pratiquent le sport régulièrement réduise le risque de décès prématuré jusqu’à 70%.

Mais ces études suggèrent également qu’il peut y avoir une limite supérieure aux avantages de longévité d’être actif, et qu’il est peu probable que dépasser ce plafond ajoute des années à notre espérance de vie et, dans des cas extrêmes, pourrait être préjudiciable. De nombreuses recherchent précisent déjà qu’environ 10% des décès parmi les Américains de 40 à 70 ans sont le résultat d’un manque d’exercice de même qu’une étude européenne de 2019 a révélé que deux décennies d’inactivité doublaient le risque de mourir jeune chez les Norvégiens.
Les deux études identifient le point idéal pour l’activité et la longévité à 7,500 pas par jour et en faire plus peut légèrement améliorer vos chances de longue vie mais pas de beaucoup. Et en faire beaucoup plus pourrait être contre-productif, a déclaré de Dr James O`Keefe, professeur de médecine à l’Université du Missouri-Kansas City. Finalement, la modération a bien meilleur goût.

Quel est l’impact de la mobilité de la colonne vertébrale  sur la santé ?

Quel est l’impact de la mobilité de la colonne vertébrale sur la santé ?

En course, on parle souvent des muscles de la cuisse, de la jambe, des chevilles, du fascia plantaire etc. Ce sont toutes des parties du corps bien impliquées dans la propulsion des membres inférieurs. Qu’en est-il de la colonne vertébrale ? Est-il utile de s’y attarder ? Quels sont les impacts de son état chez les coureurs et sur la santé en générale ?

Anatomie de la colonne vertébrale
Commençons tout d’abord, par quelques notions de base d’anatomie. La colonne vertébrale fait partie du squelette axial qui comprend aussi les os de la tête et du thorax. Elle est formée de 26 vertèbres empilées les unes sur les autres et solidement reliées entre elles par de nombreux ligaments. On distingue 5 parties ou groupes de vertèbres : cervicales, thoraciques, lombaires, sacrales et coccygiennes. Chaque vertèbre possède un disque intervertébral qui permet d’amortir les divers impacts. Le rachis (autre nom utilisé pour la colonne) est le point central du squelette puisqu’il apporte un soutien aux autres membres du corps (les membres supérieurs et inférieurs). Elle possède 4 courbures qui lui confèrent plus de solidité tout en la rendant plus flexible et plus résistante aux chocs.

L’épine dorsale (synonyme de colonne vertébrale) collabore étroitement avec la cage thoracique dans le processus de la respiration. La cage thoracique couvre la moitié de la colonne vertébrale, les côtes sont reliées aux vertèbres et au sternum. Les côtes flottantes s’attachent aux muscles abdominaux. Entre les côtes, il y a les muscles intercostaux qui interviennent dans l’amplitude respiratoire. Un manque de souplesse dans cette région, augmente les tensions et le risque de blessures. L’élasticité de la cage thoracique assure une respiration profonde. Les contractions du dos nuisent à sa flexibilité et réduisent la puissance pulmonaire. (Si vous souhaitez en connaître davantage sur la respiration dite yogique qui est une technique de respiration complète, consultez mon article ici : https://www.courirquebec.com/pranayamas-lart-de-respirer-en-yoga/

Plusieurs de nos articulations vertébrales sont dites, synoviales. Cela signifie qu’elles ont des cavités remplies d’un liquide qu’on nomme synovie. Ce liquide lubrifie, empêche l’usure, et nourrit les cartilages articulaires en plus de nettoyer la cavité articulaire (qui abrite le liquide synoviale) des débris et des microbes. La sécrétion synoviale est favorisée par les mouvements articulaires.

Facteurs nuisant à la santé de la colonne vertébrale et leurs impacts sur la qualité de vie
À force de rester assis trop longtemps, de faire du télétravail et ou de limiter les déplacements, la colonne vertébrale manque de stimulation, de lubrifaction et de mouvements. Nos muscles se raidissent et créés des tensions au niveau du cou, du milieu du dos etc. Certains muscles raccourcissent en raison de la position assise prolongée. C’est le cas pour les psoas. Ces derniers, peuvent même être à l’origine de problèmes aux lombaires de la colonne vertébrale. (Pour plus d’informations sur le psoas, consultez mon article en cliquant sur ce lien : https://www.courirquebec.com/psoas/ . Les tensions dans le thorax entravent la capacité pulmonaire et donc nuisent au processus de respiration.

L’immobilité engendre la déshydratation des tissus. Nous avons déjà entendu qu’il est important de boire de l’eau et que la quantité recommandée est de de 2L/jour. Pour un fonctionnement idéal de notre organisme il ne suffit pas uniquement de s’hydrater adéquatement. Il faut, aussi, que les liquides de notre corps puissent effectuer leurs tâches efficacement. Il est important de bouger pour les faire circuler et permettre aux structures qui les fabriquent de les sécréter. Les liquides internes tels que : la lymphe, le liquide interstitiel (liquide qui entoure nos cellules) et le liquide synoviale voyagent lorsqu’il y a du mouvement, d’où l’importance d’être actif. La sédentarité peut causer l’asséchement de ces liquides et l’usure prématurée des cartilages et articulations.

Pour les sportifs, si la colonne est faible, cela peut entraîner des répercussions sur le pelvis, les genoux et les chevilles. Si l’une des parties de votre corps n’est pas solide et stable, il y a forcément d’autres structures qui prennent la relève et qui compensent. Pour une santé physique optimale, il est donc important de solliciter le corps dans son ensemble afin de favoriser une homéostasie globale.

Comment garder la colonne vertébrale en santé ?
En prenant soin des muscles et des structures qui y sont rattachés et en s’assurant de conserver sa mobilité. Pour ce faire, il est important d’étirer la colonne en utilisation les 6 mouvements et directions de celle-ci. Quels sont-ils ?

Quel est l'impact de la mobilité de la colonne vertébrale sur la santé ?* Flexion
* Rotation à droite
* Rotation à gauche
* Extension (vers le haut et/ou vers l’arrière, en yoga on utilise aussi le terme cambré arrière)
* Flexion latérale à droite
* Flexion latérale à gauche

En yoga, nous accordons une importance aux exercices de la colonne vertébrale, car nous croyons qu’il s’agit du meilleur moyen pour garder les articulations et les vertèbres en santé, favoriser la stabilité, et surtout conserver sa mobilité à long terme. Avez-vous déjà entendu le dicton qui dit : « Nous sommes aussi jeunes que notre colonne est mobile ? »
Je vous propose une capsule d’exercices d’étirements et de mobilité de yoga en douceur qui vous permettront de retrouver de l’aisance, de l’amplitude de mouvement et peut-être même de e réduire certaines douleurs et tensions qui nuisent à votre bonheur ! Attention, si vous avez des blessures ou une condition particulière de santé, il est toujours préférable de consulter un professionnel de la santé avant d’entreprendre de nouveaux exercices.

Si vous désirez retirer de réels bénéfices d’une pratique de yoga, je vous suggère d’ajouter cette capsule à votre calendrier d’entraînement 3 fois par semaine. Ces exercices peuvent se faire autant le matin au réveil que le soir avant de vous coucher. Ces exercices sont excellents pour les coureurs et pour toute personne qui désire réduire les tensions créées par le stress ou par les mauvaises postures répétées, améliorer la qualité de sa respiration et réduire les douleurs au dos.

On se retrouve pour la capsule de mobilité de la colonne vertébrale sur la chaîne YouTube de Yogilab Inc. :https://youtu.be/Iwltax6MNBQ

Pour toutes questions sur mes services d’accompagnement privé thérapeutique en Yoga écrivez moi à l’adresse suivante : info@yogilab.ca

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Nos supporters naturels

Nos supporters naturels

Nos supporters naturels qui sont-ils?
Des personnes sans qui, il ne serait pas aussi stimulant voir aussi ‘’facile’’ de courir.
Ils se présentent sous la forme du conjoint (e), des enfants, des amis, des connaissances sur réseaux sociaux, de pitou etc…

Ils sont patients, dynamiques, optimistes, parfois rêveur mais avant tout ils sont présents.
Je crois que la patience doit être la plus belle qualité de ces supporters. Nous entendre parler de course jour après jour. De nos performances et de nos non-performances. Des nouvelles bébelles sorties sur le marché. D’une course qui promet un magnifique tracé, de l’absence de course que nous avons vécu durant la dernière année et demi.

Ils sont dynamiques lorsque nous leur racontons notre prochain défi, nous encourage même à s’inscrire s’il s’agit d’une course organisée. Si nous avons un doute à nous procurer ‘’le nouveau gadget’’, si le prix n’est pas déraisonnable, ils trouveront les arguments pour nous encourager à se le procurer, sachant pertinemment qu’ils en entendront parler en bien ou en mal, c’est selon 😉 durant les prochains mois.

Ils sont optimistes, souvent plus que nous en regard au défi que nous nous sommes fixés. Ils savent prendre du recul et nous exposer des faits que nous avons tendance à oublier avec l’angoisse dû au défi. Il est certain que le tout est d’autant plus probant lors d’un évènement officiel. Mais encore faut-il bien des entrainements pour se rendre à ce jour ‘’J’’.

Ils sont rêveurs… Ou devrais-je dire idéaliste. Parfois, ils ont moins conscience que nous dans ‘’quel genre de projet’’ nous venons d’embarquer. Il est plus facile pour eux qui n’ont pas à tenir un entrainement rigoureux, de voir le tout avec des lunettes roses, de façon légère. D’un revers de la main nous dire : Ben oui t’es capable !!! Et ils vont le croire… Nous, souvent on les regarde avec scepticisme. Eux ne comprennent pas pourquoi on doute de nous. Ah la la 😉

Mais ils sont définitivement présents. Le jour de la course, ils se lèveront souvent avec nous aux aurores (quand c’est possible de le faire) pour nous supporter. Nous aurons aidé à organiser ce dont nous aurons besoin, sachant qu’il est mieux de bien nous aider à nous préparer, que d’entendre nos doléances si par malheur quelque chose était porté manquant. Ils nous conduiront au départ de l’évènement…. Et nous offrirons le service de raccompagnement à la fin de la course.

Vous devinerez qu’ici, je parle beaucoup du conjoint. Avec qui nous partageons pas mal tous les éléments de notre vie, alors notre passion sera alors partagée également avec la douce moitié 😉

Mais je tiens aussi à parler de tout ceux qui sont supporters naturels au 2e degré.

Les enfants, qui soit par leur âge soit par leur manque de connaissance dans le sport, (ou leur manque d’intérêt) seront des fans incontestés. Même si pour eux, le ‘’sport’’ de façon générale suscite bien moins d’intérêt que le dernier vidéo sur Tik Tok, arriveront à mettre le tout de côté pour nous encourager et supporter à leur manière, et disons-le-nous franchement, y a-t-il quelque chose de plus précieux que nos enfants qui nous encourage?

Nos amis … amitié sincère impose, car eux-aussi seront mis à rude épreuve…. Parfois nous remettrons à notre place, de bonne façon…. Mais une bonne amitié peut être fait de toute sortes de propos. Parfois, avec le conjoint on n’ose pas tout dire, les amis seront là pour le reste 😉

Nos connaissances Facebook…. Qui jour après jour voient nos ‘’stats’’ de course souvent accompagné d’un selfie…et qui malgré le fait que la majorité d’entre eux ne pratique AUCUN sport, et qui ne se gêne pas pour nous dire que la maladie doit nous guetter pour avoir autant le besoin de bouger, seront présents aussi à leur façon. Un like, un petit commentaire qui nous fera sourire, un mot d’encouragement qui fera notre journée…

Notre pitou…. Oui oui, Fido peut aussi être un supporter…. En fait un amoureux infatigable et incontestable. Ils sont heureux de juste être avec nous, sans avoir aucune idée de ce qui se passe, ils n’en ont pas besoin, ils sont présents, agitant joyeusement de la queue. Et lorsque nous reviendront de la course, ils n’hésiteront pas à nous sauter dessus pour nous manifester leur amour, et nous? Nous serons juste heureux de leur présence et leur joie manifeste de nous revoir, peu importe la durée de l’absence, et oublierons pendant un instant la ‘’peut-être’’ douleur ressentie par l’effort et/ou la durée de l’exercice.

J’aimerais remercier sincèrement aux noms de tous les coureurs tous ces supporters. Nous les oublions souvent.

Maintenant, je ne pouvais pas ne pas vous en parler… 😊
Je suis maintenant ULTRA MARATHONIENNE …. J’ai réussi mon dernier défi en date, parcourir le trajet de l’UTCH 65km , avec son respectable 1870m de dénivelé +.

Tout s’est tellement bien déroulé. Bien géré, car durant un ultra marathon il ne s’agit pas juste d’avoir eu un bon entrainement. Il faut gérer la distance entre les ravitos. Il faut donc avoir un minimum de choses avec nous, et l’organisation de l’évènement peut demander à vérifier notre sac à tout moment. Il a en va de notre sécurité. Il faut gérer notre alimentation, connaître nos besoins en énergie, eau etc. et trainer le tout, donc on doit regarder sac d’hydratation logeable et les gadgets se doivent d’être léger.

Des bidules, avec un ultra marathon en trail mon conjoint en est témoin, j’en aurai testé. Des inquiétudes il en aura entendu. Des encouragements, il m’en aura donner tellement. Tentant tant bien que mal de me raisonner. Essayant lui aussi d’analyser mes entrainements à sa façon.

Ce fût toute une aventure, mais elle s’est tellement bien réalisée, que je remettrai ça l’an prochain. Je n’ai pas de but précis et je n’en ai pas besoin. Les derniers mois m’ont prouvé que mon corps est fort, et ma détermination l’est tout autant. Donc je continuerai de progresser dans les distances, toujours en respectant mon corps. On verra ou le tout me mènera 😊

SI tout s’est aussi bien déroulé malgré mes inquiétudes de manquer d’entrainement, je crois que c’est aussi en grande partie à l’aide de tous mes supporters naturels autour de moi.

Même mes connaissances Facebook ont su à leur façon me donner de la vitamine d’endurance en vue de cette épreuve. J’ai reçu de belles marques d’affections, d’encouragement, de messages que peu importait le résultat de m’être rendu la, était déjà énorme #marc-André. Jamais durant le 65km que j’ai parcouru en 11 :03 et des poussières je n’ai eu envie d’abandonner. J’étais toujours curieuse de voir ce que la suite me réservait. Un moral de béton. Je l’ai fait heureuse en pensant à toutes les personnes qui croyaient en moi. En fait, le veille de ma course, je m’étais résolue à arrêter de douter de moi. Je ne m’étais pas laisser le choix que de franchir la ligne d’arriver.

Et voilà que j’y suis parvenue et avec le sourire 😊
J’avais même un ami de vélo qui, dans le but de me soutenir, m’avais avisé qu’il ferait de son côté 65km de vélo seul. Donc à plusieurs reprises durant la course, je me suis demander : Alors Robert as-tu terminé toi? Ça me faisait sourire, me donnait de l’énergie.

Un autre ami lui m’avait dit; Je ferai quelques kilomètres virtuels avec toi, fais-moi signe quand tu auras besoin de moi… Réjean fût donc appelé durant la montée de la montagne noire…. Un autre coup d’énergie.
La musique dans les oreilles, une chanson me rappelle Cynthia, qui m’avait fait connaitre la chanson en question, d’un auteur que nous adorons toutes les deux, alors me voilà souriante l’imaginant apprécier la chanson de son côté.

Ma fille Arianne m’avait préparé plusieurs petites cartes avec de jolis messages à l’intérieur. Elle avait écrit sur l’enveloppe quand je devais les lire. Certaines étant réservées pour les derniers kilomètres n’avaient pas eu le choix d’être lu avant…. Me vla le nez dans le kleenex, pleine d’émotion.

Lorsque j’ai vu la pancarte du ‘’ 1 km ‘’ la distance qui me séparait de la ligne d’arrivée, j’ai pris un instant pour prendre une photo rapide et aviser en pensée tous ces supporters : Ça y est, on va réussir, celui-là vous aller tous le faire avec moi…

Et me voilà, ligne d’arrivée franchie… Mon conjoint m’avait acheté des fleurs pour l’occasion, et cela doit être un signe, 2 semaines plus tard au moment où je vous écris, elles trônent encore dans leur vase sur mon comptoir de cuisine.

J’avais une dernière enveloppe de ma fille à lire une fois arrivée, avec un cadeau. De la lecture pour ma période de récupération. Tellement de joie et d’émotions…

Non seulement j’ai enfin pu recourir une course organisée, mais j’ai repoussé mes limites dans un nouveau milieu pour moi. J’adore la communauté de coureur en trail.

Alors forcé d’admettre que la puissance (positive) des réseaux sociaux peut définitivement être bénéfique. À titre de supporters naturels virtuels, ils ont aussi leur place.

Je voulais simplement dire à tous ses supporters, conjoint, famille, amis, connaissances et amis virtuels : Un IMMENSE MERCI !!!

Et continuez d’être dans ma vie, chacun à votre façon, car dans un futur pas si loin, j’aurai encore besoin de vous 😊

Citation :
Quand le doute s’installe en toi, il te faut te rappeler que tu es toujours plus grande et plus forte que ce que tu penses.

Toi aussi, tu as ta place

Toi aussi, tu as ta place

La course à pied est un bon sport! J’aime courir et je souhaiterais que tout le monde court autour de moi. Il y a quelques années, j’ai offert à mon grand frère des chaussures de course, alors qu’il n’avait aucune intention de faire de la course à pied. Mais je me disais que peut-être s’il a les chaussures, il aura envie de courir… Non, c’était complètement faux comme conclusion. On trouve des gens comme moi qui ne font pas que courir, mais qui embrassent la course comme si une vie en dépendait. On pense à la course, on mange pour courir, on dort pour courir, on s’organise pour courir, on dépense pour courir, bref, vous voyez l’idée. D’autres ne font pas que courir non plus, mais ils additionnent les performances: marathons, ultra marathon, ultra trail avec des temps toujours impressionnant les uns et les autres. En plus, il y a aussi ceux qui courent pour la forme et le plaisir. Mais on retrouve aussi des personnes qui, malgré des nombreuses tentatives, n’aiment pas courir. Qui ne voient pas en quoi c’est génial. Nous avons tous une relation différente avec la course à pied. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de ces personnes qui ne se trouvent pas dans cet univers merveilleux de la course. Ce sentiment de ne pas être à sa place peut être animé par différentes raisons.

Je vous propose de se jaser d’une des raisons, car je crois que chacun de nous peut faire une différence là-dessus. Cette raison est le manque de confiance en soi. En effet, je me mets à la place d’une personne qui n’y arrive pas malgré ses efforts ou celle qui n’arrive pas à progresser. Autour d’elle, il y a des gens comme moi qui ne cessent de faire éloge de la course à pied. Elle voit des gens qui continuellement bas des records, sans visiblement trop d’efforts. Je pense aussi à ces gens qui aiment courir, qui progressent bien, mais qui continuellement ont l’impression de ne pas être assez bons. Ils se disent: par rapport à l’autre, je ne suis pas bonne. Par rapport à lui, je devrais être rendu à un tel niveau. Par rapport à mon ami-e il y a encore du chemin à faire… Dans le monde de la course, il y a ceux qui ont l’air de tout maîtriser et ceux qui n’y comprennent rien. En d’autres mots, ceux qui ont trouvé leur place, qui en prennent même pour deux et il y a les autres qui ne se sentent pas inclus.

La course à pied comme sport peut être un facteur de renforcement d’estime ou au contraire être destructive. On dit que quand on se compare on se console, mais dans le monde de la course, j’ai l’impression que c’est l’inverse quand on se compare, on se tape dessus, on se dévalorise et on se décourage. Je m’adresse à vous coureurs-coureuses, surtout intermédiaires et avancés-es. L’’estime de soi touche tout le monde sans exception et elle est super importante. Nous avons une part de responsabilité dans la prise de confiance des personnes coureuses. J’ai l’impression qu’il y en a qui ont presque besoin d’une autorisation pour se dire coureurs ou coureuses, tellement ce monde est pourtant si vaste et du coup trop petit pour eux. Soyons accueillants et inclusifs. Soyons impressionnants, mais aussi impressionnés par la richesse du parcours de chacun de nous, du débutant à l’expert (s’il en existe). Alors, comment aider les autres coureurs et coureuses à prendre confiance en eux et à trouver leur place (parce qu’ils-elles en ont une) dans notre grande famille qui est le monde de la course à pied?

1. Soyez fiers, mais modestes!
La Gazelle

Une des façons d’être humble c’est de se rappeler d’où on vient. Moi, j’ai commencé d’une façon innocente la pratique de la course. La preuve c’est que j’ai passé d’une course de 10km à un marathon de 42,2km sans même me demander si j’étais prête. J’ai pris un coach et ma «job» a été de suivre le programme d’entraînement en faisant confiance à la fois à la personne et à moi-même. À l’époque, j’avais zéro stress. Je me disais : si j’ai mal, j’arrête; si je suis fatiguée, j’arrête; et si je finis la course à la marche, ce n’est pas grave. Je n’avais ni montre de course, ni connaissance du temps vs les kilomètres (allure). Je ne suivais pas un plan d’alimentation particulier sinon le bon sens. Mes références en la matière (la course) étaient ma respiration, le degré de la fatigue et le truc que je me suis donné pour vérifier si je suis assez hydratée. Je courais pour moi et personne d’autre!
Au fur et à mesure des années, j’ai appris des tas d’informations et acquis bien des connaissances sur la course. C’est tranquillement que j’ai intégré le mantra de certains-es coureurs-coureuses : entraînements, performances, accomplissements. On accumule les records personnels, les médailles, la fierté, la liste est longue. Ceux que les autres ne savent pas, c’est qu’on accumule aussi le stress des entraînements toujours plus exigeants et très souvent des blessures dues au surentraînement. Les dommages peuvent être considérables tant moralement que physiquement. Sur un an d’entrainement, je passais par-là plusieurs fois. J’abusais en me surentrainant parfois innocemment, et d’autres fois très consciente de la chose. Le pire, c’est que je suis la première à dire aux gens de prendre soin d’eux, d’y aller avec modération. Dans le fond, ça revient à dire : fais ce que je dis et non ce que je fais! Il serait plus avantageux pour les personnes qui commencent la course à pied ou qui cherchent encore l’équilibre et le confort de connaître vos débuts, vos difficultés et vos défis autant que vos victoires. Non seulement cela normalise leur cheminement à eux, mais aussi de cette façon-là, elles peuvent s’encourager à persévérer.

2. Parlez du processus aussi!
La Gazelle

Quand j’ai commencé à faire des ultra marathons, j’étais tellement démunie face à ces nouvelles épreuves que j’ai eu des moments de panique. Pour me calmer et mettre toutes les chances de mon côté afin de réussir ma première course ultra marathon de 60 km, j’ai dû retourner aux bases. D’une part, courir pour moi. D’autres parts, miser sur la connaissance de soi. Longtemps focalisée sur les performances, cette fois, je savais que je frapperais un mur si je gardais la même approche. Alors, je me suis rappelé mes débuts dans le monde de la course à pied où le principal moteur était le plaisir de courir. J’ai misé sur moi plutôt que sur les techniques qui me faisaient défaut. La connaissance de nous-mêmes qui est la clé dans bien des domaines semble s’imposer aussi dans la course! C’est là que devrait commencer la prévention quant aux blessures et à l’esprit de compétition sans balise. À l’époque, j’ai lu un article des auteurs Mark Tosques et Christophe Szumski qui parlaient de «demeurer stoïque» lorsqu’on court. Ils parlaient d’un état d’esprit connecté à ce qui se passe sur le moment et que cela apporte un comportement calme et un esprit clair. Mais alors «le moment présent» on le vit comment si on est préoccupé par notre performance?! Il faut couper quelque part Gisèle, me suis-je dit; ramener au centre; trouver l’équilibre entre connaissances et instinct; entre effort et bien-être; entre l’expérience du moment et la victoire de la fin… L’expérience de cette course fut mémorable et m’a donné des ailes.

C’est donc un processus comme ça qui encourage quelqu’un au lieu de lui bloquer la route. Les défis, les doutes, les remises en question, les changements d’idées, grandir comme régresser, tout cela fait partie de ce processus d’un coureur ou d’une coureuse peu importe son niveau. Toutes les courses demandent une préparation autant physique que mentale. Je vous invite à avoir le réflexe de partager sur le processus derrière telle ou telle victoire. Cela nous permet de savourer les résultats de nos efforts, mais aussi et surtout d’aider les autres.

3. Valorisez tous les niveaux!

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On aime la course à pied parce que c’est un sport accessible à tout le monde. Et on vit plein de bonnes choses autant quand on commence que quand on a fait «ben» du chemin. C’est aussi vrai dans la course que dans la vie, on apprend tous les jours. Alors pourquoi j’ai l’impression qu’on te regarde de haut quand tu es à tes premiers pas? Peut-être parce qu’on oublie vite que l’on est passé par là. Permettez-moi une petite parenthèse: la grossesse, l’accouchement et l’entraînement post-partum ont été des éléments qui m’ont rappelé qu’on peut perdre le niveau, on peut perdre la forme physique. J’imagine qu’une maladie ou une blessure peuvent aussi nous faire régresser sur la forme physique. Mais ce qui fait de moi une coureuse, ce ne sont pas mes performances, mais bien mon amour pour la course à pied. Je ferme la parenthèse. Alors quel niveau ça prend pour être pris en considération? À mon avis, aucun niveau n’est nécessaire.

4. Soyez accessibles!
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Que dire de plus que tout ce que je vous ai déjà dit? Je suis sûr que le monde de la course à pied s’en porterait mieux si personne ne se prenait pour un dieu. Si vous avez le temps de «surfer» sur Facebook et/ou Instagram, vous avez le temps de donner un conseil ou deux à une personne qui vous en demande. Si vous avez le temps de courir avec votre club élite, vous avez le temps de courir avec vos amis-es débutants-es. Si vous avez les connaissances pour faire un plan d’entraînement ou d’alimentation pour votre prochaine course, je suis sûr que dans votre entourage il y en a qui voudrait un peu d’aide là-dessus. Et n’ayez pas de fausse modestie en disant que vous êtes pas des experts et du coup vous n’êtes pas sûr que ça va faire pour l’autre. Donnez-lui l’occasion d’essayer et d’en juger par lui-même. Je me rappelle la veille de ma première course ultra-trail de 65 km d’Harricana, je ne savais même pas qu’il me fallait un plan d’alimentation durant la course. Je pensais reproduire ce que je faisais pour les marathons ou ultra-marathon sur route. Et heureusement pour moi, j’étais avec des coureurs qui ont voulu partager leurs connaissances sur la meilleure façon de faire. Je les ai écoutés, posé des questions et je me suis ajustée. Aujourd’hui ces apprentissages me servent encore dans les Ultra-trail. C’est ça que je veux dire lorsque je parle d’être accessible. Partagez, encouragez, motivez, ainsi vous donnez au suivant tout en impactant positivement autour de vous.

5. Soyez vrais!
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Et oui, je me répète peut-être, mais j’aime la course à pied et j’ai horreur que des personnes croient qu’il y a que des coureurs et coureuses qui se la «pètent» dans notre communauté. Non, il y a aussi des coureurs et coureuses authentiques et humbles. Ils sont capables de parler autant de leurs victoires que de leurs défis; autant de leurs super stratégies pour progresser que de leurs faiblesses et doutes. Oui, soyez vrais, soyons vrais. La course à pied nous rend meilleure comme personne (en tout cas pour moi), mais elle ne nous rend pas extraterrestre. Si on est emballé et qu’on se rend compte qu’on ne parle que de nos sorties de course et nos performances, diminuons la cadence pour ne pas taper sur les nerfs de certains-es. Encore mieux, lors de vos pique-niques, vous soupers, ou autres moments entre famille et amis-es, laissent la place à d’autres sujets que la course à pied.

Coureur un jour, coureur toujours, alors bienvenu à tous et à toutes dans ce monde de la course à pied.

Bien plus que de la course

Bien plus que de la course

 

Mon chapeau d’étudiante en philosophie m’amène à penser la pratique de la course à pied bien au-delà de ses aspects physiques et physiologiques. C’est dans ce contexte que je ne suis intéressée à l’étude de Alison. L. Boudreau et Barbro Giorgi qui a documenté l’appropriation de soi et les changements mentaux chez des femmes qui débutent un programme d’entraînement à la course à pied pour le marathon.

Ce que les auteurs ont constaté, c’est que l’entraînement pour des épreuves de longues distances à la course à pied, tel le marathon, avait de nombreux bénéfices psychologiques pour les femmes. De plus, ces bienfaits ne sont pas seulement présents lors de la pratique du sport, mais ils le sont également dans les autres sphères de la vie des femmes. À ce titre, Boudreau et Giorgi recensent une amélioration en ce qui a trait à six composantes : (1) la perception de l’environnement extérieur, (2) l’ouverture envers soi-même et les autres, (3) l’amélioration de soi, (4) le maintien d’un état mental désiré, (5) la capacitation dans la considération de nouvelles possibilités et (6) le soutien pour relever de nouveaux défis. Voici ce qu’il en est de chacune des composantes.

La perception de l’environnement extérieur
Tout d’abord, ce que rapportent les femmes s’étant prêtées au programme d’entraînement, c’est le changement dans leur perception de l’environnement extérieur. Plutôt que de le détecter comme une menace et de craindre de sortir de la maison, les participantes disent se rendre compte de la beauté de la nature en plus de s’y sentir bien et éveillées.

Ouverture envers soi-même et les autres
Également, la course permet aux femmes d’être plus confiantes et d’avoir plus d’ouverture envers elles-mêmes et les autres. Ce qu’elles constatent, c’est que la course leur permet de faire des choses qu’elles n’auraient jamais imaginé faire. À titre d’exemple, l’une des participantes affirme avoir eu le courage de s’intégrer à un club de course et d’interagir avec des inconnus alors qu’elle avait toujours été très timide et solitaire. Elle constate aussi beaucoup plus de patience et de compréhension envers les membres de sa famille.

Amélioration de soi
Dans le même ordre d’idée, l’entraînement à la course à pied a permis aux femmes de mieux se (re)centrer sur elle-même et de mieux se connaître en utilisant la course comme une façon de se (re)connecter à leur être d’une manière intime et personnelle. Cette amélioration se reflète notamment par un état plus calme et une plus grande facilité à se centrer sur soi ainsi que sur les choses qui ont de l’importance.

Maintien d’un état mental positif
Pour poursuivre, les femmes de l’étude sentent qu’elles ont une attitude beaucoup plus positive de manière générale. À titre d’exemple, l’une des femmes mentionne qu’à la suite de sa qualification pour le marathon de Boston, elle a réalisé qu’elle pouvait tout accomplir. Elle relate que sa qualification lui a non seulement permis de prendre confiance en ses capacités physiques, mais également en ses capacités d’affronter n’importe quelles autres tâches, que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle.

Capacitation dans la considération de nouvelles possibilités
Dans la même veine que le précédent constat, les femmes de l’étude disent non seulement avoir des pensées positives, mais avoir la force de se mettre en action. Comme elles le rapportent, l’entraînement pour le marathon leur a permis de sortir de leur zone de confort et de se forcer à être volontaires pour de nouveaux projets. Elles ont le désir et elles savent qu’elles peuvent accomplir de grandes choses.

Support pour relever de nouveaux défis
Enfin, le dernier point observé par Boudreau et Giorgi est la capacité de relevés de nouveaux défis. La course a permis aux femmes de l’étude de voir la vie d’un nouvel œil. Elles ont l’impression d’habiter un nouveau monde, un monde où la vision de la vie est positive. Peu importe les épreuves (ex. séparation, décès, perte d’emploi), les coureuses ont la confiance de pouvoir les surmonter plutôt que de les subir. Ainsi, à l’aune des résultats de cette étude, l’entraînement à la course à pied apparaît comme un processus prometteur pour non seulement entraîner ses capacités physiques, mais également évoluer sur le plan psychologique.

Bonne course !