Saison de course 2023: ma liste pour le père noël

Saison de course 2023: ma liste pour le père noël

 

Lagezelle

C’est bientôt Noël et malgré que j’ai une longue liste de cadeaux à demander au père noël, par exemple un livre de Musso ou encore Marc Levy, mes auteurs préférés, je ne peux m’empêcher de rêver à ma saison de course à pied pour l’année prochaine. Pour être honnête, j’y pense depuis que j’ai repris la course en post-partum. En fait non, c’était environ trois semaines après mon accouchement. Entre les douleurs de la césarienne et l’installation de l’allaitement, la Gazelle s’évadait en pensant aux supers courses qu’elle pourrait faire en 2023. Deux mois post-partum, j’ai commencé tranquillement et lorsque j’ai fini le programme Retour à la course à pied de la Clinique du coureur sans des symptômes persistants de façon significative, je me suis encore plus emballée 🙂

Petit comme grand, la période de Noël a cet effet magique où on se permet de rêver plus qu’à la normale, même si à notre âge on ne croit plus que c’est le père Noël qui dépose nos cadeaux en dessous du sapin. C’est sur cet élan d’émerveillement et de magie que j’écris pour la première fois sur mes projets de course à pied à venir.

Marathon d’Ottawa
Saison de course 2023: ma liste pour le père noël

Avant de tomber en amour avec les courses en sentier et l’ultra trail, j’ai fait quelques marathons sur route dont le marathon de Montréal à quatre reprises (eh oui, c’est dans ma ville et c’est une super course, que voulez-vous?!). Bref, tout ça pour dire que j’ai souvent voulu faire le marathon d’Ottawa parce qu’il apparaît que c’est une belle course, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Aujourd’hui, c’est chose résolue, car comme je vous disais en introduction juste après mon accouchement, j’ai accepté de participer, avec une amie, au demi-marathon de cette course populaire en Mai 2023.

Je ne vous cacherais pas que j’aurais aimé faire le marathon. Pourtant, il faut que je me l’avoue, ça serait prêcher aux autres coureurs de privilégier la progression sans mettre moi-même en pratique ce principe. Par conséquent, je vais m’y soumettre aussi et ne pas sauter des étapes. D’ailleurs, même si, quand on aime des longues distances en course à pied, on a de la misère à apprécier autre chose en termes de distance, ça sera déjà très bien un demi-marathon. Il ne faut pas oublier aussi que, qui dit marathon dit aussi entraînement plus exigeant. En ce moment, avec deux bébés, ce n’est pas réaliste de s’engager dans un plan avec un gros volume d’entraînement pour la préparation d’un marathon. Donc, ça serait les 21,1 km et j’en serais heureuse.

Ultra trail Gaspesia
Saison de course 2023: ma liste pour le père noël

Vous allez peut-être rire de moi, mais en trail je choisis les courses auxquelles je participe de façon un peu spéciale. C’est simple, si le nom de la course me parle, me plait, alors je la ferais certainement. Parmi les coups de cœur, il y a eu l’Harricana, Canadian Death Race, Diez Vista, Le Diagonal de fou, Sinister 7, sans parler des quelques ultra trails aux États-Unis. D’autres critères comme la distance, le dénivelé ou la difficulté technique viennent après. Donc, ça fait plusieurs années que je vois passer l’Ultra Trail Gaspesia sans trop y prêter attention parce que le nom en soi ne me disait rien. Je trouve qu’il manque un peu de mystère dans le nom.

En plus du nom qui ne se démarque pas, il y a aussi la distance. C’est loin, la Gaspésie! D’ailleurs, en 2014, je suis allée courir au Mont Albert. À l’époque, je ne faisais que des courses sur route. C’était ma première course en montagne. Bref, à quelques jours de l’événement, je me suis rendue compte que c’est en Gaspésie et que c’est 10 heures de route en autobus (à l’époque je n’avais pas d’auto) de Montréal. D’ailleurs, merci à mon amie Louise de m’avoir aidé dans ce voyage en me rappelant de faire attention de ne pas atterrir à Mont-Sainte-Anne, alors que la course se passait à Sainte Anne de Mont. Toutefois, toute cette réflexion faisait obstacle à ma participation à ultra trail Gaspesia jusqu’au jour où, alors qu’on parlait voyage avec mon mari cet été, nous avons voulu visiter la Gaspésie. Et là, je me suis rappelée l’Ultra Gaspésia! Jumelée aux vacances familiales, je ne dirais pas non à l’Ultra Trail 54 km. Voilà, c’était décidé 🙂 Je serais alors à un an post-accouchement, et j’espère que mon corps sera prêt à relever ce défi!

Harricana
Saison de course 2023: ma liste pour le père noël

Honnêtement, j’hésite entre l’épreuve de 65km d’Ultra-Trail Harricana et la nouvelle course de 100km en trail Trans Charlevoix qui se déroule sur trois jours. Jusqu’à maintenant les ultra trails, je les faisais d’un seul coup. Ici, j’aime l’idée de faire une longue distance sur quelques jours, mais la distance totale est quand même considérable. Donc, cette course sera peut-être à mon agenda en 2024, mais l’année prochaine, je crois que l’Harricana sera un meilleur choix.

Je suis très contente, car la première fois que j’ai couru un ultra trail c’était le 65km d’Harricana 🙂 J’ai l’impression que ça sera un genre de retour aux sources pour moi. En plus de ce lien sentimental, je la referai pour trois raisons: la beauté du parcours; la distance raisonnable et la date de l’événement. En effet, le fait que la course se passe en septembre, au niveau de l’entraînement, j’aurais pas mal tout l’été pour me préparer.

La Diagonale des Fous
Saison de course 2023: ma liste pour le père noël

C’est en 2017 que j’ai découvert la Diagonale des Fous en même temps que la course Canadian Death race que j’ai fait la même année. Je dois être folle parce que dès que je suis tombée sur cette course, j’ai senti que c’était une course pour moi. J’ai eu un coup de cœur pour le nom de cette course et j’ai été charmée par l’idée de courir à l’île de La Réunion. Bon, c’était avant de réaliser la distance! On parle quand même d’une course de 165km avec 10020m D+ (dénivelé), rien de moins! Il n’empêche que pour moi c’est tout de suite devenu un objectif sur ma liste de courses à faire même si cela implique d’attendre quelques années. En effet, au niveau physique j’avais encore besoin d’accumuler du kilométrage et de gagner en expérience.

Entre-temps, il y a eu le bon projet de fonder une famille et l’objectif de faire cette course a été repoussé. Il faut dire aussi qu’avec la pandémie covid-19, peut-être que je n’aurais pas pu la faire de toute façon. Toutefois, aujourd’hui, c’est réellement possible de m’imaginer à la ligne de départ de la Diagonale des Fous dans 2-3 ans. Maintenant que le père Noël est au courant et mon mari aussi, il ne reste qu’à courir et à mettre tout en œuvre pour atteindre ces objectifs.

Quant à vous, j’espère que vous avez aussi une liste pour Noël. Même si le temps des fêtes reste un prétexte pour rêver, je souhaite que vos rêves deviennent réalité en 2023. Joyeuses fêtes!

Ces actions qui drainent ton énergie

Ces actions qui drainent ton énergie

 

Lagezelle

Oui, ça nous arrive tous de se retrouver dans une période de notre vie où nous avons l’impression de courir après notre énergie. Plusieurs raisons peuvent expliquer l’état de fatigue: la maladie physique comme l’anémie ou mentale comme la dépression; la surcharge de travail; le jonglage avec différentes balles au quotidien et ainsi de suite. Je vous propose aujourd’hui d’aborder d’autres raisons qui épuisent votre énergie.

Avoir une mauvaise alimentation

Ces actions qui drainent ton énergie - La Gazelle

On le sait, manger et surtout bien manger aide notre cerveau qui est le régulateur de fonctions musculaires et nerveuses, des émotions ainsi que de l’humeur à maintenir en parfait état tout le système. Outre les effets sur le cerveau, l’alimentation joue beaucoup sur l’énergie que notre corps dispose pour fonctionner. Effectivement, notre niveau d’énergie est étroitement lié à ce qu’on mange. Par exemple, qui dit bonne alimentation dit bonne digestion et donc bonne économie d’énergie. Alors oui, pour gagner un peu d’énergie votre assiette pourrait être votre allié!

Mais quelle est la mauvaise alimentation qui causerait les coups de fatigue, la diminution de productivité au travail ou encore qui nous rend moins enthousiaste et moins vivace de manière générale? Dans un premier temps ce que j’entends par mauvaise alimentation c’est la difficulté à faire des choix santé. Oui, tout commence par notre panier d’épicerie mais pas seulement. Les collations qu’on apporte ou pas dans nos milieux de travail peuvent aussi être sujet de mauvais choix. Je parle du travail parce que lorsqu’on sent que nos batteries sont à plat, c’est très tentant de se jeter sur les machines distributrices si on a rien sous la main qui a été choisi préalablement.

Par ailleurs, la mauvaise alimentation peut s’expliquer par le fait de sauter un repas. En effet, il peut arriver que dans notre journée occupée nous choisissons de sacrifier le prochain repas. Toutefois, c’est une énorme erreur. Premièrement, notre corps a besoin d’énergie et une des façons d’en avoir c’est de manger. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de manger aux trois ou quatre heures pour éviter la baisse d’énergie. Deuxièmement, sauter un repas est une des raisons qui nous poussent à manger n’importe quoi et en grande quantité. Oui, lorsqu’on a trop faim et que le corps est à la recherche d’un peu d’énergie, on est incapable de faire des choix santé. C’est pour ces raisons qu’on peut dire que sauter un repas affecte sérieusement notre énergie parce que c’est propice à une baisse d’énergie et que ça contribue à la difficulté de faire de bons choix santé au moment de manger.

Finalement, la mauvaise alimentation se traduit par le manque d’équilibre. Effectivement, si nous prenons toujours nos repas à des heures différentes ou que nous en sautons, le corps n’a pas de références stables. S’il ne sait pas quand est-ce qu’il sera provisionné, il va être en mode économie et il ne vous donnera pas toute l’énergie dont vous avez besoin. Le fait de prendre ses repas le plus possible aux mêmes heures, conditionnera votre corps à vous ravitailler tout au long de la journée.

Ne pas vivre dans le moment présent

Ces actions qui drainent ton énergie - La Gazelle

Il vous arrive de ne pas voir votre journée passer ou encore d’avoir le corps quelque part et la tête ailleurs? Moi aussi! C’est la définition même de ce qui n‘est pas le moment présent. Étant maman maintenant, je réalise qu’entre adultes on peut se supporter dans cet état d’absence ou semi-absence, mais avec un enfant, difficile de faire semblant. Ces petits anges ne veulent pas de notre attention à une « cenne », ils veulent qu’on soit complètement disponible! Sans le savoir, ils nous apprennent à vivre le moment présent. Mais c’est quoi le lien entre le fait de vivre dans le moment présent et l’énergie? En fait, ne pas vivre dans le moment présent éparpille notre énergie, malheureusement en quantité et en qualité. On se trouve partout et nulle part en même temps. Et lorsqu’il est temps de se reposer, on essaye de le faire tout en continuant à cogiter sur mille idées. Pourtant, les moments de repos n’en sont pas lorsque notre tête est ailleurs.

Mais comment faire pour vivre dans le présent avec cette pression continuelle d’être bon/bonne partout en tout temps? Le stress que cause cette vie effrénée n’est pas compatible avec une bonne forme, mais au contraire il cause beaucoup de fatigue. Pour diminuer ce stress, plusieurs petites choses peuvent être mises en place dont le fait de prendre quelques minutes par jour pour soi, apprendre à bien respirer, faire plus de place à des activités qu’on aime, etc.

Se coucher tard de manière régulière

Ces actions qui drainent ton énergie - La Gazelle

Je ne suis pas une personne couche-tard! Ah non, que ça soit avant d’être maman ou aujourd’hui, je commence à penser à dormir vers 20 heures et je dépasse rarement 22 heures pour être au lit. Il n’empêche que, dans le passé, j’étais affectée par le manque de sommeil dû aux réveils nocturnes que tous les parents connaissent malheureusement. Mais que ce soit parce qu’on a l’habitude de se coucher tard ou parce qu’on est parent, le manque de sommeil affecte beaucoup notre niveau d’énergie.

Comme le sommeil permet de récupérer mentalement et physiquement et lorsque notre corps ne dort pas suffisamment de manière répétée ou chronique, la fatigue s’invite tôt ou tard. En effet, c’est grâce au sommeil que notre cerveau peut se recharger en préparation pour la journée à venir. Dans les autres bienfaits, on trouve l’équilibre hormonal et le renforcement du système immunitaire. Par conséquent, un manque de sommeil de qualité et suffisant empêche cette récupération et on se retrouve à se demander le matin pourquoi on est encore fatigué. Si on veut que notre corps nous donne plus d’énergie, il faut lui accorder plus de repos et ça passe entre autres par une bonne nuit de sommeil de façon régulière.

Essayer de plaire aux autres à tout prix

Ces actions qui drainent ton énergie - La Gazelle

Qui n’a jamais voulu plaire à une autre personne? On veut tous être aimé et apprécié. C’est tout à fait humain et c’est même souhaitable de s’améliorer comme personne pour être un bon ami, conjoint, parent, employé, et j’en passe. Ici le problème, c’est de vouloir plaire à tout prix. Effectivement, cela suppose qu’on est prêt à faire n’importe quoi pour être apprécié par les autres. Ces efforts de plus et de trop sont ceux qui épuisent la personne qui est en quête de l’appréciation coûte que coûte. Oui, c’est une source d’épuisement parce que vouloir plaire à tout prix nous fait ignorer nos propres besoins. On devient engagé à renforcer le bien-être des autres, même au détriment du nôtre. Penser à plaire continuellement, c’est dépenser son énergie sans possibilité d’en garder pour soi ou de recharger les batteries puisqu’on oublie, dans ce cas, nos propres désirs et met de côté nos besoins.

Se plaindre souvent sans trouver de solutions

Ces actions qui drainent ton énergie - La Gazelle

Comme pour la quête de plaire à tout prix, se plaindre sans trouver des solutions à notre problème nous prend beaucoup de temps et d’énergie sans nous en redonner en retour. Non seulement cela épuise notre réserve d’énergie, mais la réserve de ceux qui nous écoutent aussi. Mais on s’entend que c’est humain de se plaindre! Cela fait partie de nous de ne pas être content d’une chose ou satisfait d’une situation. De plus, la vie actuelle est exigeante et ce dans chaque domaine. C’est pour cela que presque tout le monde finit par se plaindre face à ce que nous devons affronter. Il s’agit d’une réaction humaine et naturelle qui nous permet de nous libérer de la tension dans des situations plus ou moins compliquées ou douloureuses. Toutefois, râler constamment sans trouver quelques pistes de solutions pour sortir de cet état revient à la négativité. Ce sentiment nous soutire de l’énergie à long terme contrairement au fait de se plaindre et de reprendre le contrôle de la situation en trouvant des solutions. Effectivement, agir sur la situation nous évitera de perdre notre temps et énergie.

Mais j’en conviens que des solutions ne se trouvent pas toujours au coin de la rue. Donc, je vous propose quelques astuces pour moins se plaindre et économiser de l’énergie. La première est de s’efforcer à maintenir un bon ratio négatif/positif. Dernièrement, je suis allée faire une randonnée avec une amie et ça été une super journée, mais qui m’a laissé une grosse fatigue pour les trois jours suivants l’activité. Et donc, oui mon mari m’a sûrement entendu me plaindre de la fatigue, mais j’essayais de me dire dans ma tête que c’était pour une bonne cause! Le fait de me remémorer ma randonnée m’a permis de passer à travers la fatigue sans trop me plaindre de la situation. Pour d’autres, ça peut être une bonne soirée entre amis qui vous a épuisé ou encore un projet qui vous passionne sur lequel vous travaillez que vous pouvez essayer de regarder autrement. Il est donc possible d’enrober la plainte de choses positives 🙂 La deuxième astuce est de s’entourer de personnes positives pour sortir de la négativité. Une attitude et une énergie positive sont contagieuses! Alors choisissez bien les personnes avec qui vous passez vos journées. Et finalement, la troisième est de reconnaître qu’il y a des bonnes choses aussi dans notre vie. Oui, le fait de remarquer et/ou de noter les choses pour lesquelles on a de la gratitude est un exercice accessible à tous qui permet à notre cerveau de se concentrer sur le positif plutôt que le négatif.

Pour conclure, je vous souhaite de dire non à certaines de ces actions qui drainent votre énergie inutilement et en se faisant vous en gagnerez pour profiter pleinement de la vie.

La magie de la répétition!

La magie de la répétition!

 

Lagezelle

La course à pied est synonyme de répétition. On ne naît pas coureur. Non plus, on ne se réveille pas coureur. On le devient en pratiquant sur une longue période, un jour à la fois. C’est ce processus que le verbe devenir renferme et qui nous apprend à courir. Mais pas seulement, la course à pied nous révèle qui nous sommes et nous relève. D’ailleurs, c’est l’expérience que j’en fais depuis plus de 10 ans. Elle ne m’a pas apporté seulement une mise en forme physique. Bien plus qu’un sport, bien plus que des exploits sportifs, la course à pied, sortie après sortie, un intervalle à la fois, elle m’a permis de me « recroiser » alors que j’avais perdu la trace de cette petite fille de 8 ans que j’étais lors du génocide au Rwanda. Elle m’a aidée à me connaître et à puiser en moi la force de surpasser mes peurs face à la vie. Oui, la course à pied apporte discipline, rythme et bien plus dans la vie de tous ceux qui la pratique. Mais au-delà de ces bienfaits, même s’ils sont déjà nombreux, j’en conviens, il y a d’autres avantages aux répétitions, d’abord pour la progression et ensuite pour la vie simplement.

L’entraînement fractionné

La magie de la répétition! - Gisèle Lagazelle

Dans le monde de la course à pied, on trouve des répétitions dans l’entraînement en intensité, connu sous le nom d’entraînement fractionné ou encore d’intervalles. Ce travail se fait en deux temps: une partie de la course courue très rapidement à l’intérieur d’une course plus longue courue en endurance fondamentale (rythme où vous êtes capable à tous moments dans votre course de parler à haute voix ou encore de chanter). L’adaptation spectaculaire que le corps doit faire pour réaliser les parties courues au rythme plus élevé est immense. Le stress causé par ce travail de vitesse pousse notre organisme à trouver des moyens de s’adapter. Et c’est de cette difficulté à passer des séquences rapides aux lentes sans s’arrêter que réside les avantages de cette méthode d’entraînement. En effet, l’organisme doit apprendre à surmonter les obstacles (le stress) causés par les parties courues à un rythme plus élevé tout en augmentant sa capacité à maintenir son rythme fondamental. On trouve alors dans le travail en intensité tous les éléments clés d’un entraînement réussi, la progression au niveau de la vitesse et de l’endurance. Les résultats sur notre forme physique sont tout simplement incroyables! Seule ombre au tableau pour ne pas obtenir des progrès, c’est de ne pas s’écouter et aller au-delà de ses capacités.

Longtemps, c’étaient des coureurs sur route qui pratiquaient ce travail en intensité sur une piste ou encore un parcours mesuré pour les bénéfices qu’il offre. Aujourd’hui, même des coureurs en trail comme moi pratiquent ce type de course même dans nos sorties en sentier. En trail, on cherche l’amélioration de notre vitesse, mais surtout celle de notre endurance à courir sur des parcours longs où les dénivelés sont bien présents et plus importants. Ce travail d’intensité se révèle alors encore plus intéressant, si nous nous préparons à faire des courses en trail, lorsqu’il est pratiqué sur un parcours avec un certain dénivelé. Si l’on ajoute la résistance du vent, le temps qu’il fait, on a là des éléments qui aident notre organisme à croître sa capacité à aller plus vite et à courir plus longtemps.

Le choix de se répéter

La magie de la répétition! - Gisèle Lagazelle

La répétition n’est pas seulement bénéfique dans le sport. Loin de là! La vie est faite de répétitions dès l’enfance jusqu’ à la vie adulte. Plus enclins à la répétition, les jeunes enfants ne cessent d’utiliser cette méthode pour leur apprentissage. Pour nous, adultes, on peut mettre la répétition à contribution dans notre développement personnel. Comme dans l’exemple des intervalles en course à pied, l’adaptation de l’organisme se fait entre les parties courues rapidement. Pour obtenir le résultat, le coureur doit, après la portion au rythme plus élevé, non seulement courir au rythme de l’endurance fondamentale, mais doit le faire à chaque portion rapide.

Si cet « entre-deux » est important pour la course à pied, je crois profondément qu’il l’est aussi dans la vie de tous les jours. Adulte, c’est dans l’espace entre des moments à forte intensité et ceux à faible intensité que se crée la croissance personnelle. Donc, on ne peut pas vivre notre vie au rythme le plus élevé constamment. Il faut ralentir un moment donné pour obtenir les bénéfices de nos efforts. Et pour ralentir, faut-il encore avoir accéléré auparavant? Je veux dire qu’on ne peut pas non plus vivre notre vie seulement au rythme fondamental. Bref, vous comprenez. Sachez reconnaître la saison dans laquelle vous êtes pour profiter au maximum des apprentissages qui y sont liés. C’est vrai que les saisons se suivent, mais ne se ressemblent pas contrairement aux intervalles qui ont souvent la même durée, donc ma comparaison n’est pas tout à fait parfaite, mais chaque saison a son importance, les unes nous préparent aux autres et c’est ensemble qu’elles font un sens pour nous.

Au-delà de ces étapes et des coups durs de la vie qu’on ne contrôle pas, il y a les choix que chacun fait au quotidien pour se discipliner, pour prioriser et finalement pour persévérer. Oui, je vous propose de choisir vos défis, vos combats et vos priorités car la magie des répétitions ne réside pas dans des choses subies, mais celles choisies. Des comportements auxquels nous revenons sans cesse par choix: la routine familiale, les activités sociales, la pratique sportive, certains emplois, etc. Si vous saviez toutes les répétitions que nous faisons depuis notre décision, à mon mari et moi de fonder une famille. Vraiment, j’en reviens toujours pas! Les tétés jour et nuit, les lavages, le nombre infini d’aspirateur passé, le rangement de jouets, le nombre de fois où nous devons dire non à notre petit prince, la routine du soir (et celles de la nuit improvisées), etc.. Bref, désolé, je me suis emportée. C’était une belle occasion de se plaindre. Pourtant, je ne suis pas à plaindre puisque c’est avec plaisir qu’on se lance à nouveau dans l’aventure d’un deuxième enfant. Alors, revenons à nos moutons. Je disais qu’une vie presque réduite à des cycles de répétitions n’est pas synonyme d’une vie ennuyeuse ou encore ordinaire. Non, certains objectifs nous poussent à choisir une vie rythmée par des répétitions parce que nous arrivons à la conclusion qu’il y a véritablement là une occasion d’apprendre, d’évoluer et de se surpasser. Peu d’objectifs dans la vie, quels qu’ils soient, peuvent se passer des répétitions. Pour arriver aux buts fixés, il est très souvent nécessaire de mettre en place des moyens qui seront répétés plusieurs fois. Et c’est de cette insistance que naissent les résultats. Je dirais donc que la persévérance, c’est l’art de répéter.

L’art de répéter les gestes d’amour au quotidien

La magie de la répétition! - Gisèle Lagazelle

Dans le monde de la course, on entend souvent dire que la course à pied nuit aux relations. Je ne veux pas partir un débat, quoique intéressant, mais simplement faire un lien avec notre sujet des répétitions. Comme pour la course à pied, les relations humaines se construisent autour des actions en répétition ou en continue. Si vous dites à votre conjoint-e que vous l’aimez une fois par année à la Saint Valentin, il se peut que vous ayez quelques problèmes dans votre relation. Si vous prenez du temps ensemble seulement lorsque votre saison de compétitions de course à pied ou d’un autre sport est terminée, peut-être que vous trouverez votre partenaire de vie à l’autre bout tellement il y a eu l’absence de la répétition de l’expression de vos sentiments à son égard. Et en amitié, c’est pareil. Qui voudrait d’un ami qui nous passe un bonjour une fois par année? Bon, j’exagère, mais le fond reste vrai. Personne ne désire une amitié absente. C’est donc, le fait de lier les actions par la répétition qui donne du sens à nos relations.

Des actions séparées et de façon décousue ne permettront jamais une relation, peu importe sa nature de grandir. C’est pourquoi, à mon humble avis, je trouve que la magie de la répétition s’opère et se voit dans nos relations bien avant de propulser notre progression en course à pied. Oui, rien de tel qu’une personne qui prend soin de toi, qui se préoccupe de toi et qui arrose votre relation de façon régulière. Rien ne vaut une relation qui permet de surmonter ensemble les obstacles de la vie et d’accroître sa profondeur.

Le temps des fêtes est souvent synonyme de trouvailles et retrouvailles entre famille et amis, mais c’est toujours d’une grande tristesse de voir les déchirements de certains dans ces rassemblements familiaux et amicaux, alors que le but est de partager dans la bonne humeur. Malheureusement, une des raisons est l’absence de répétition de cet amour qui nous uni le reste de l’année. Pour profiter du temps des fêtes en famille ou entre amis, dites-vous que les actions répétées commencent le 1 janvier de chaque année autant pour se supporter dans des moments de haute intensité que pour rire, échanger et chanter dans ceux plus calmes.

Si la course à pied nuit aux relations, c’est surement parce que c’est un sport passionnant, pratiqué par des passionnés et que nous pouvons nous laisser emporter par les objectifs stimulants de la course à pied. MAIS, en ce début de l’été, pourquoi ne pas se rappeler que nous n’avons pas que des objectifs sportifs (de course à pied ou autre sport) dans notre vie et laisser la magie des répétitions se répandre dans d’autres sphères? Pourquoi ne pas faire profiter à votre entourage les bienfaits des répétitions dans les domaines qui le rejoignent? Lancez-vous et répétez les actions d’amour, les gestes de patience, les regards bienveillants, les mots d’encouragements et bien sûr essayez l’entraînement fractionné si ce n’est pas déjà fait et profitez de ces bénéfices. Car il faut s’adapter avant de se surpasser!

Bon été chères et chers lecteurs!

Trois indispensables pour réussir sa course officielle

Trois indispensables pour réussir sa course officielle

Lagezelle

J’ai toujours couru pour le plaisir depuis mes débuts. Et même si aujourd’hui, c’est plus difficile de concilier plaisir et exploit, je reste profondément attachée à cette quête de bonheur que procure juste le fait de courir. Néanmoins, j’ai appris au fur et à mesure des années l’importance d’une préparation à la course à pied peu importe l’objectif. Et aujourd’hui, on s’attarde sur les indispensables pour une course officielle.

Renforcement musculaire
Trois indispensables pour réussir sa course officielle - La Gazelle

J’ai l’impression d’en parler à chacun de mes articles, mais bon nombre des coureurs, soit par ignorance, par manque de temps ou encore à cause de l’absence d’intérêt à faire ce genre d’entraînement, ne font pas de renforcement musculaire. Or, particulièrement, le sport comme la course à pied qui est un sport d’impact, demande une bonne forme musculaire.

Effectivement, le renforcement musculaire peut avoir l’air d’une option au début de notre pratique à la course à pied, mais rapidement des inconforts et des douleurs peuvent s’installer si on ne prend pas soin de nos muscles qui sont tellement sollicités par ce sport. Vraiment, le premier avantage de renforcer nos muscles, c’est la prévention des blessures qui guettent tous les coureurs.

Et si vous êtes rendus à planifier une course officielle, qu’elle soit la première ou la millième, naturellement, l’entraînement sera spécifique, plus soutenu et plus intense. Par conséquent, l’impact de vos sorties de course à pied sur vos muscles sera grand. Dans ce cas, en intégrant des exercices de musculation à notre plan, la prévention n’est pas le seul objectif visé, mais aussi la performance. En effet, un corps souffrant ne vous amènera pas à atteindre vos objectifs. C’est votre capacité musculaire qui vous soutiendra du départ à l’arrivée. Pour ma part, je suis convaincue que le fait d’avoir toujours fait de la musculation, même avant de commencer la course à pied, m’a aidé à courir plus vite et plus longtemps. Oui, souvent mes objectifs de course à pied dépassent largement mes capacités si on se fie seulement à l’expérience ou encore à la progression naturelle du corps. C’est pour ça que je crois que la santé de mes muscles me permet d’absorber des entrainements qui a priori ne serait pas de mon niveau. Alors que vous visiez un objectif en termes de temps ou de distance, faites du renforcement musculaire votre allié.

Préparation mentale
Trois indispensables pour réussir sa course officielle - La Gazelle

Je tiens particulièrement à parler de la préparation mentale parce que, je ne sais pas pour les autres disciplines, on n’en parle pas souvent dans le monde de la course à pied. Pourtant, qu’on se prépare ou pas mentalement, il est impossible de faire une course sans solliciter notre force mentale. Malheureusement, plusieurs seront confrontés aux pensées négatives, au découragement et à la remise en question de leurs capacités le jour J, pendant leur course.

La force mentale se construit un peu comme nos muscles. C’est une erreur de mettre toute notre énergie à se préparer physiquement pendant des mois et de ne pas accorder notre attention à notre mental. Pourtant, qu’on soit sur le départ d’un 5km, un 21km ou encore un 100km, le corps travaille de pair avec l’esprit. Je vous dirais même que le mental a plus à jouer dans le fait de finir une course que les capacités physiques. Vous avez peut-être déjà entendu parler du fameux mur qu’on frappe lors de certaines épreuves de course à pied. Pour ma part, j’en frappe toujours un pour les marathons et je fais face à plusieurs lorsque c’est sur de longues distances de trail. La seule chose qui me sort de cet état de fatigue et de découragement c’est l’ensemble des éléments suivants qui font ma force mentale: le rappel de ma motivation (pourquoi je suis là), la confiance à mon entrainement pour ce moment, la séparation de la vraie douleur à la peur et cette capacité à visualiser l’arrivée.

Dans le monde de la course à pied, aucun coureur ne se prépare mentalement de la même manière et c’est vraiment «ben» correct comme ça. L’important, c’est vraiment d’accorder l’attention à ce qui peut se passer dans votre tête bien avant le jour de votre course. Si vous ne savez pas par où commencer, je vous propose de parler à votre entourage de votre course. À force d’en parler, vous saurez si vous avez peur et si oui, de quoi; si vous ne vous sentez pas prêts et pourquoi; s’il y a des choses qui vous aideraient comme de la musique, des vêtements significatifs pour vous, la motivation intérieure, vos proches présents à la course, connaitre le parcours en avance, etc. Toutes ces réflexions serviront à bien des égards. Premièrement, à vous préparer aux éléments que vous ne pouvez changer comme la distance, la température, etc. Deuxièmement, à prendre le contrôle sur certaines choses comme se faire un plan d’hydratation et d’alimentation ou encore segmenter la distance d’une façon mentalement acceptable pour vous. Finalement, à vous ajuster tant au niveau de l’entraînement que de la préparation en général qui consiste souvent pour plusieurs coureurs à visualiser votre course comme pour faire une sorte de réchauffement mental.

Repos
Trois indispensables pour réussir sa course officielle - La Gazelle

On appelle aussi le repos l’entraînement caché tellement il fait partie de la préparation pour une course officielle. Tout type d’entraînement sollicite le corps. Le repos permet aux tissus de surmonter le stress causé à nos muscles. De plus, il favorise la récupération de nos muscles et leur consommation d’oxygène est plus efficace pour devenir de plus en plus résistant à la fatigue.

Mais disons tout de suite que le repos, alors qu’on est en pleine forme et motivé par notre objectif de course, semble rarement nécessaire pour certains coureurs dont moi. Effectivement, à mes débuts dans le monde de la course à pied (et même parfois aujourd’hui), je me repose seulement quand un professionnel me le demande et après plusieurs négociations pour ne pas tomber dans un congé forcé. Avant, il n’y avait rien qui pouvait arrêter mon engouement pour la course, même une blessure si elle était encore supportable. Malheureusement, je payais aussi le prix, car mes blessures prenaient plus de temps à guérir par manque de prévention et de consultation au bon moment, c’est -à -dire dès l’apparition des douleurs. Jamais il ne me venait à l’idée que les jours de repos dans un plan d’entraînement étaient là pour une bonne raison. Jamais je n’ai voulu les respecter. Pour me donner une bonne conscience, je pouvais ne pas courir, mais tout de même faire une activité physique comme de la musculation, du vélo, de la randonnée, etc. J’étais vraiment convaincue que si ce n’est pas dur, que ça ne fait pas mal, ça ne marche pas. Alors comme pour beaucoup de personnes qui font de l’exercice physique, je ne considérais pas la récupération comme un aspect important à mes entraînements comme peut l’être le volume, l’intensité, la fréquence, etc.

Quant à la différence entre le repos passif et le repos actif, généralement, lorsqu’il est question d’un repos passif dans un plan d’entraînement, il s’agit d’une pause complète de la course à pied et de toutes les autres activités équivalentes en termes de sollicitation énergétique au lendemain d’une sortie. Donc, vraiment un arrêt de tout type d’activité physique. Au contraire, un repos actif implique de faire un autre exercice le lendemain d’une sortie de course à pied, par exemple, avec beaucoup moins d’intensité et de durée par rapport à un entraînement régulier. Aussi, il faut souligner que la récupération dépend d’une personne à l’autre. Certaines personnes plus avancées vont peut-être avoir besoin d’un seul jour de repos par semaine parce qu’elles ont une meilleure tolérance à l’exercice et récupèrent beaucoup plus rapidement, alors qu’une personne qui vient juste de commencer à s’entraîner peut avoir besoin de plusieurs jours de repos après chaque journée d’entrainement.

En conclusion, je dirais que renforcer ses muscles, préparer son mental et offrir du repos à son corps font partie intégrante des étapes fondamentales d’une bonne performance physique dans la course à pied, mais aussi dans n’importe quelle spécialité sportive.

Bonne saison de course!!!

Course à pied: la liberté de commettre ses propres erreurs

Course à pied: la liberté de commettre ses propres erreurs

 

Lagezelle

Dans la course à pied, certes, il y a des coureurs qui nous inspirent et parfois nous sommes intimidés par leurs exploits. Mais dans ce sport tout le monde est égal dans le sens que, chacun à son niveau s’améliore et évolue parce qu’il apprend des autres, mais aussi de ses erreurs. Sans oser faire des erreurs, sans essayer (tantôt réussir tantôt échouer), on reste dans ce qu’on connaît. Malheureusement, cet amour pour ce qu’on connaît est l’ennemi numéro un à la progression. Si tu cours toujours 10 km à une certaine allure, tu vas devenir super fort sur 10 km à cette allure. Si tu veux progresser, tu dois varier les stimuli tant en allure qu’en distance pour que ton corps s’adapte à différents niveaux. Les erreurs font partie intégrante de ce processus d’évolution d’un coureur. La bonne nouvelle c’est que dans la progression, les erreurs ne manquent pas, mais les résultats non plus!

Osez tracer votre chemin
Course à pied: la liberté de commettre ses propres erreurs - La Gazelle
Je ne vous parle pas ici de faire les choses à l’aveugle et de finir par vous blesser ou encore d’abandonner votre sport. Non, je parle de vous renseigner, d’explorer, de pratiquer et si nécessaire de recommencer dans le but de trouver la technique, le volume, la motivation et le rythme propre à vous. Avec la course, non seulement la clé du succès c’est d’oser, mais c’est même capitale. C’est un sport où on apprend beaucoup des autres, mais surtout de nous-même. Être une copie d’un autre coureur n’est pas la bonne approche. Et dans le processus d’appropriation, non seulement les erreurs ne peuvent pas manquer, mais souvent elles contribuent à se définir comme coureur et coureuse. Donc, c’est un sport qui nous donne la liberté de se créer son propre chemin et cette liberté on ne la trouve pas partout dans notre vie. Alors, pourquoi ne pas en profiter?

En effet, dans plusieurs domaines de notre vie, nous savons qu’il y a une ligne à ne pas franchir du moins c’est ce que la société nous dit. On ne reste pas à l’école pendant 30 ans à se chercher. On ne change pas de travail chaque jour. Il y a des domaines où tes parents et tout le monde d’ailleurs vont te dire de ne pas faire les mêmes erreurs qu’eux. Si tu connais la recette pour ne pas se tromper, pourquoi en effet vouloir se tromper? Si on t’a montré le chemin, pourquoi en emprunter un autre? Oui, pourquoi puisqu’ on sait déjà ce qui est bon pour toi et qu’en plus on te l’offre sur un plateau d’argent, recette de ta vie incluse.

Comment dire ?! Oui et non. On apprend des erreurs des autres, mais rien de mieux, à mon humble avis que d’apprendre de ses erreurs. Et la course à pied t’offre l’occasion de faire des “essais-erreurs” et d’en puiser ta propre recette. J’irais même plus loin en disant que dans la vie, il y a aussi des moments, des saisons, des étapes, appelez ça comme vous voulez où il faut dire non à la bonne logique des choses, aux conseils raisonnables et se saisir de cette liberté de faire ses propres erreurs.

En 2008 je venais de finir mon secondaire à l’école des adultes et je me demandais en quoi me diriger au cégep. Mon frère était parti en dehors de Montréal et je connaissais peu de gens significatifs pour demander conseil. Je me suis retournée vers une personne qui avait connu mon frère et qui me demandait de la considérer comme ma grande sœur. Je lui ai demandé ce que je devais faire comme études. « Il faut que tu ailles sur le marché du travail très vite parce que tu as de la famille en Afrique à t’occuper » me répond-t-elle. « Donc, continua-t-elle en disant: «je te suggère d’opter pour une formation professionnelle ». Oui, cela avait du sens. Plus vite je vais travailler, plus vite je pourrais aider les miens. Mais ma famille en Afrique devrait-elle déterminer mon choix de carrière? Je suis au Québec. Je peux enfin faire toutes les études que je veux sans manquer des frais de scolarité et sans pénaliser mes frères et sœurs comme c’est le cas souvent dans des parcours scolaires dans mon pays d’origine. En effet, dans certaines situations malheureusement trop courantes, là d’où je viens, tout le monde ne peut pas aller à l’école. C’est un choix bien réfléchi et souvent certains y vont au détriment des autres. Bref, ma tête me disait que la personne n’avait pas tort. Mon cœur me disait de faire un choix qui me plaît sans tenir compte de la pression familiale et peu importe les années d’études à faire. C’est une chance à ne pas manquer! Aujourd’hui, après une technique en travail social, deux certificats, un en politique et l’autre en immigration et relations ethniques, je termine un bac en travail social. Je pense arrêter là, mais satisfaite de mes choix d’études. Ma famille n’a pas manqué le nécessaire et moi, je n’ai pas passé à côté de l’intervenante sociale que je suis aujourd’hui.

La plupart des gens vont être pour la liberté de choisir, mais que serait cette liberté si nous choisissions toujours ce qui a déjà été choisi par les autres? Comme pour mes études, mon parcours dans la course à pied a été aussi singulier et j’en suis fière. Je ne vous dis pas que le fait de tracer mon propre chemin ne m’a pas causé certaines blessures sportives, des questionnements sans réponses, du doute et de la peur. Toutefois, j’ai aussi appris beaucoup en passant d’une distance de 10 kilomètres à un marathon, ou encore de 65 kilomètres à 125 kilomètres en trail. J’ai appris à trouver l’équilibre parce que j’ai compris à la dure non seulement ce que c’est de se surentrainer, mais surtout les ravages que cela peut produire sur le corps et l’esprit. J’ai appris à bien m’alimenter lors de mon premier abandon à la moitié d’un ultra marathon sur route de 100 kilomètres causé par la négligence d’une bonne préparation alimentaire pour une distance aussi importante. Je ne sais pas pourquoi, mais je m’étais convaincue que je pouvais manger que des fruits durant la course. Alors, rapidement, j’étais sans force. Par ailleurs, j’ai appris l’importance du renforcement musculaire pour les coureurs comme moi lorsque j’en avais marre d’accumuler des douleurs musculaires un peu partout dans mon corps. C’est lorsque je regarde les 10 dernières années en tant que coureuse que je peux apprécier toutes ces erreurs commises. La Gazelle ne serait pas celle qu’elle est sans avoir osé s’approprier la course à pied. Au-delà des plans d’entraînement tout fait, de la technique et des équipements désormais disponibles pour nous faciliter la pratique de la course à pied, à mon humble avis, vous êtes votre propre outil. N’apprenez pas ce qu’est la course à pied, mais apprenez à vous connaître à travers elle. Ce sont vos sensations et votre ressenti qui devraient vous guider le plus. Si vous courez seulement avec la technique et la chaussure de l’année, mais sans courir avec vous, vous aurez les résultats d’une bonne technique sans l’extraordinaire sensation d’aller puiser en vous-même toujours plus loin à chaque course et ainsi ne pas juste accumuler les exploits, mais devenir une meilleure version de vous-mêmes à tous les niveaux grâce à la course à pied. Oui, pour franchir une ligne d’arrivée, ça prend en effet la technique, mais aussi le mental et surtout le cœur. Donc, je le répète, le plus bel outil pour la course à pied c’est vous. Et si vous avez tout ce temps mis de l’avant des éléments externes pour progresser, récupérez-vous, placez-vous au centre et vous constaterez qu’avec le temps celles que vous considérez comme des erreurs sont celles qui vous ont approché de vos succès!

Osez recommencer!
Course à pied: la liberté de commettre ses propres erreurs - La Gazelle
Un ami coureur à moi a publié sur Facebook récemment cette phrase: « Les mêmes choses causent souvent les mêmes effets ». C’est vrai aussi bien dans la vie que dans le monde de la course à pied. J’ai fait exprès d’utiliser le mot erreur au pluriel dans cet article, car je ne voulais pas passer le message qu’on apprend d’une seule erreur, encore moins si cette dernière est répétée à maintes reprises. Je vous ai plutôt parlé des erreurs pour dire qu’il y en a beaucoup, mais différentes. Pourquoi, vous pourriez me demander? Parce que les erreurs en général font partie intégrante de la vie. Elles nous font avancer. Mais une erreur qu’on commet, encore et encore sans apprendre d’elle, nous fait au contraire stagner. Pour ceux qui habitent à Montréal, je vous donne l’exemple du métro (société de transport de Montréal). Si je prends la ligne verte d’un bord à l’autre, le trajet est très long, mais ce qui m’assure d’arriver à la destination c’est que les stations changent de nom à chaque arrêt. Imaginez-vous, à la place, si le métro faisait du surplace sur une même et seule station. C’est l’effet que produit la même erreur ou les mêmes erreurs dans notre pratique de sport, mais en ajoutant à la stagnation, la fatigue, les blessures sportives, la démotivation et le sentiment d’échec.

Alors si vous vous reconnaissez comme faisant du surplace, alors pourquoi ne pas faire quelque chose de nouveau même si cela implique de recommencer au tout début. Oui, faire vraiment table rase de ce qui nous pousse à rester dans la même erreur. Je ne connais pas énormément de coureurs, mais ceux que je connais (moi incluse), je remarque à quel point c’est dûr d’être obligé de reculer, d’arrêter, ou encore pire de recommencer. En fait, on veut juste évoluer. Cela nous fait nous sentir bien, renforce notre estime, rassure notre égo. Mais à quoi bon évoluer avec des blessures sportives, de la fatigue mentale, du stress de la performance? À quoi bon vivre un sport supposé nous apporter bien-être, santé et fierté comme un lourd fardeau nous rendant malade, stressé et frustré? Voilà pourquoi, je vous propose de ne pas considérer le fait de recommencer comme négatif, même si je l’avoue, c’est difficile. Pour moi, cela reste un moyen parmi tant d’autres de bien avancer et parfois même, d’avancer plus vite.

Je me rappelle encore combien c’était dur quand ma chiropraticienne me demandait d’arrêter la course pendant une période donnée ou encore de revoir mon objectif à la baisse. Récemment, après mon premier accouchement, les souvenirs sont encore frais d’une Gazelle qui n’arrivait même pas à faire 30 secondes de course, alors que dans ma tête, j’étais supposé être rendu à la ligne de départ de la course mythique d’ultra trail de 160 kilomètres. C’est dur d’arrêter, de diminuer, de changer nos plans ou encore comme pour mon post-accouchement de réapprendre à courir parce que mon corps a changé. Mais ce qu’on ne réalise pas, c’est que ne pas accepter de s’écouter, c’est le meilleur moyen de s’éloigner de nos objectifs et surtout de l’objectif avec un grand O: courir en bonne santé!

Cela prend de l’humilité pour reconnaître nos erreurs, mais cela en prend encore plus pour apprendre d’elles! On aimerait tous que nos erreurs nous amènent dans cette logique: erreur-apprentissage-avancement. Toutefois, si vous devez passer par celle-ci: erreur-recommencement-avancement, ne vous étonnez pas, la vie n’est pas linéaire. Alors en cette année où plusieurs ont des objectifs de prendre le départ à un événement de course ou tout simplement se mettre ou se remettre à la course à pied, ayons le courage de tracer notre propre chemin et l’humilité de s’ajuster au besoin. Alors nous aurons chacun notre propre couleur et nous brillerons tous, comme un arc-en-ciel, dans le monde merveilleux de la course à pied.