L’exercice augmente la durée de vie?

L’exercice augmente la durée de vie?

Ma motivation première de faire du sport a toujours été que je vais prolonger ma durée de vie ou tout au moins finir les dernières années en bonne santé. Mais jusqu’à quel point?

Un article du New-York Times du 15 septembre 2021 m’a drôlement intrigué. Deux études suggèrent que le point idéal pour la longévité se situe à 7,000 à 8,000 pas par jour ou 30 à 45 minutes d’exercice la plupart des jours. Donc, pour augmenter nos chances de vivre plus vieux, on devrait faire au moins 7,000 pas par jour ou différents sports pendant plus de 2,5 heures par semaine. Les deux études ensemble ont suivi pendant des décennies près de 10,000 hommes et femmes montrent que ceux qui pratiquent le sport régulièrement réduise le risque de décès prématuré jusqu’à 70%.

Mais ces études suggèrent également qu’il peut y avoir une limite supérieure aux avantages de longévité d’être actif, et qu’il est peu probable que dépasser ce plafond ajoute des années à notre espérance de vie et, dans des cas extrêmes, pourrait être préjudiciable. De nombreuses recherchent précisent déjà qu’environ 10% des décès parmi les Américains de 40 à 70 ans sont le résultat d’un manque d’exercice de même qu’une étude européenne de 2019 a révélé que deux décennies d’inactivité doublaient le risque de mourir jeune chez les Norvégiens.
Les deux études identifient le point idéal pour l’activité et la longévité à 7,500 pas par jour et en faire plus peut légèrement améliorer vos chances de longue vie mais pas de beaucoup. Et en faire beaucoup plus pourrait être contre-productif, a déclaré de Dr James O`Keefe, professeur de médecine à l’Université du Missouri-Kansas City. Finalement, la modération a bien meilleur goût.

Quel est l’impact de la mobilité de la colonne vertébrale  sur la santé ?

Quel est l’impact de la mobilité de la colonne vertébrale sur la santé ?

En course, on parle souvent des muscles de la cuisse, de la jambe, des chevilles, du fascia plantaire etc. Ce sont toutes des parties du corps bien impliquées dans la propulsion des membres inférieurs. Qu’en est-il de la colonne vertébrale ? Est-il utile de s’y attarder ? Quels sont les impacts de son état chez les coureurs et sur la santé en générale ?

Anatomie de la colonne vertébrale
Commençons tout d’abord, par quelques notions de base d’anatomie. La colonne vertébrale fait partie du squelette axial qui comprend aussi les os de la tête et du thorax. Elle est formée de 26 vertèbres empilées les unes sur les autres et solidement reliées entre elles par de nombreux ligaments. On distingue 5 parties ou groupes de vertèbres : cervicales, thoraciques, lombaires, sacrales et coccygiennes. Chaque vertèbre possède un disque intervertébral qui permet d’amortir les divers impacts. Le rachis (autre nom utilisé pour la colonne) est le point central du squelette puisqu’il apporte un soutien aux autres membres du corps (les membres supérieurs et inférieurs). Elle possède 4 courbures qui lui confèrent plus de solidité tout en la rendant plus flexible et plus résistante aux chocs.

L’épine dorsale (synonyme de colonne vertébrale) collabore étroitement avec la cage thoracique dans le processus de la respiration. La cage thoracique couvre la moitié de la colonne vertébrale, les côtes sont reliées aux vertèbres et au sternum. Les côtes flottantes s’attachent aux muscles abdominaux. Entre les côtes, il y a les muscles intercostaux qui interviennent dans l’amplitude respiratoire. Un manque de souplesse dans cette région, augmente les tensions et le risque de blessures. L’élasticité de la cage thoracique assure une respiration profonde. Les contractions du dos nuisent à sa flexibilité et réduisent la puissance pulmonaire. (Si vous souhaitez en connaître davantage sur la respiration dite yogique qui est une technique de respiration complète, consultez mon article ici : https://www.courirquebec.com/pranayamas-lart-de-respirer-en-yoga/

Plusieurs de nos articulations vertébrales sont dites, synoviales. Cela signifie qu’elles ont des cavités remplies d’un liquide qu’on nomme synovie. Ce liquide lubrifie, empêche l’usure, et nourrit les cartilages articulaires en plus de nettoyer la cavité articulaire (qui abrite le liquide synoviale) des débris et des microbes. La sécrétion synoviale est favorisée par les mouvements articulaires.

Facteurs nuisant à la santé de la colonne vertébrale et leurs impacts sur la qualité de vie
À force de rester assis trop longtemps, de faire du télétravail et ou de limiter les déplacements, la colonne vertébrale manque de stimulation, de lubrifaction et de mouvements. Nos muscles se raidissent et créés des tensions au niveau du cou, du milieu du dos etc. Certains muscles raccourcissent en raison de la position assise prolongée. C’est le cas pour les psoas. Ces derniers, peuvent même être à l’origine de problèmes aux lombaires de la colonne vertébrale. (Pour plus d’informations sur le psoas, consultez mon article en cliquant sur ce lien : https://www.courirquebec.com/psoas/ . Les tensions dans le thorax entravent la capacité pulmonaire et donc nuisent au processus de respiration.

L’immobilité engendre la déshydratation des tissus. Nous avons déjà entendu qu’il est important de boire de l’eau et que la quantité recommandée est de de 2L/jour. Pour un fonctionnement idéal de notre organisme il ne suffit pas uniquement de s’hydrater adéquatement. Il faut, aussi, que les liquides de notre corps puissent effectuer leurs tâches efficacement. Il est important de bouger pour les faire circuler et permettre aux structures qui les fabriquent de les sécréter. Les liquides internes tels que : la lymphe, le liquide interstitiel (liquide qui entoure nos cellules) et le liquide synoviale voyagent lorsqu’il y a du mouvement, d’où l’importance d’être actif. La sédentarité peut causer l’asséchement de ces liquides et l’usure prématurée des cartilages et articulations.

Pour les sportifs, si la colonne est faible, cela peut entraîner des répercussions sur le pelvis, les genoux et les chevilles. Si l’une des parties de votre corps n’est pas solide et stable, il y a forcément d’autres structures qui prennent la relève et qui compensent. Pour une santé physique optimale, il est donc important de solliciter le corps dans son ensemble afin de favoriser une homéostasie globale.

Comment garder la colonne vertébrale en santé ?
En prenant soin des muscles et des structures qui y sont rattachés et en s’assurant de conserver sa mobilité. Pour ce faire, il est important d’étirer la colonne en utilisation les 6 mouvements et directions de celle-ci. Quels sont-ils ?

Quel est l'impact de la mobilité de la colonne vertébrale sur la santé ?* Flexion
* Rotation à droite
* Rotation à gauche
* Extension (vers le haut et/ou vers l’arrière, en yoga on utilise aussi le terme cambré arrière)
* Flexion latérale à droite
* Flexion latérale à gauche

En yoga, nous accordons une importance aux exercices de la colonne vertébrale, car nous croyons qu’il s’agit du meilleur moyen pour garder les articulations et les vertèbres en santé, favoriser la stabilité, et surtout conserver sa mobilité à long terme. Avez-vous déjà entendu le dicton qui dit : « Nous sommes aussi jeunes que notre colonne est mobile ? »
Je vous propose une capsule d’exercices d’étirements et de mobilité de yoga en douceur qui vous permettront de retrouver de l’aisance, de l’amplitude de mouvement et peut-être même de e réduire certaines douleurs et tensions qui nuisent à votre bonheur ! Attention, si vous avez des blessures ou une condition particulière de santé, il est toujours préférable de consulter un professionnel de la santé avant d’entreprendre de nouveaux exercices.

Si vous désirez retirer de réels bénéfices d’une pratique de yoga, je vous suggère d’ajouter cette capsule à votre calendrier d’entraînement 3 fois par semaine. Ces exercices peuvent se faire autant le matin au réveil que le soir avant de vous coucher. Ces exercices sont excellents pour les coureurs et pour toute personne qui désire réduire les tensions créées par le stress ou par les mauvaises postures répétées, améliorer la qualité de sa respiration et réduire les douleurs au dos.

On se retrouve pour la capsule de mobilité de la colonne vertébrale sur la chaîne YouTube de Yogilab Inc. :https://youtu.be/Iwltax6MNBQ

Pour toutes questions sur mes services d’accompagnement privé thérapeutique en Yoga écrivez moi à l’adresse suivante : info@yogilab.ca

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Bien plus que de la course

Bien plus que de la course

 

Mon chapeau d’étudiante en philosophie m’amène à penser la pratique de la course à pied bien au-delà de ses aspects physiques et physiologiques. C’est dans ce contexte que je ne suis intéressée à l’étude de Alison. L. Boudreau et Barbro Giorgi qui a documenté l’appropriation de soi et les changements mentaux chez des femmes qui débutent un programme d’entraînement à la course à pied pour le marathon.

Ce que les auteurs ont constaté, c’est que l’entraînement pour des épreuves de longues distances à la course à pied, tel le marathon, avait de nombreux bénéfices psychologiques pour les femmes. De plus, ces bienfaits ne sont pas seulement présents lors de la pratique du sport, mais ils le sont également dans les autres sphères de la vie des femmes. À ce titre, Boudreau et Giorgi recensent une amélioration en ce qui a trait à six composantes : (1) la perception de l’environnement extérieur, (2) l’ouverture envers soi-même et les autres, (3) l’amélioration de soi, (4) le maintien d’un état mental désiré, (5) la capacitation dans la considération de nouvelles possibilités et (6) le soutien pour relever de nouveaux défis. Voici ce qu’il en est de chacune des composantes.

La perception de l’environnement extérieur
Tout d’abord, ce que rapportent les femmes s’étant prêtées au programme d’entraînement, c’est le changement dans leur perception de l’environnement extérieur. Plutôt que de le détecter comme une menace et de craindre de sortir de la maison, les participantes disent se rendre compte de la beauté de la nature en plus de s’y sentir bien et éveillées.

Ouverture envers soi-même et les autres
Également, la course permet aux femmes d’être plus confiantes et d’avoir plus d’ouverture envers elles-mêmes et les autres. Ce qu’elles constatent, c’est que la course leur permet de faire des choses qu’elles n’auraient jamais imaginé faire. À titre d’exemple, l’une des participantes affirme avoir eu le courage de s’intégrer à un club de course et d’interagir avec des inconnus alors qu’elle avait toujours été très timide et solitaire. Elle constate aussi beaucoup plus de patience et de compréhension envers les membres de sa famille.

Amélioration de soi
Dans le même ordre d’idée, l’entraînement à la course à pied a permis aux femmes de mieux se (re)centrer sur elle-même et de mieux se connaître en utilisant la course comme une façon de se (re)connecter à leur être d’une manière intime et personnelle. Cette amélioration se reflète notamment par un état plus calme et une plus grande facilité à se centrer sur soi ainsi que sur les choses qui ont de l’importance.

Maintien d’un état mental positif
Pour poursuivre, les femmes de l’étude sentent qu’elles ont une attitude beaucoup plus positive de manière générale. À titre d’exemple, l’une des femmes mentionne qu’à la suite de sa qualification pour le marathon de Boston, elle a réalisé qu’elle pouvait tout accomplir. Elle relate que sa qualification lui a non seulement permis de prendre confiance en ses capacités physiques, mais également en ses capacités d’affronter n’importe quelles autres tâches, que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle.

Capacitation dans la considération de nouvelles possibilités
Dans la même veine que le précédent constat, les femmes de l’étude disent non seulement avoir des pensées positives, mais avoir la force de se mettre en action. Comme elles le rapportent, l’entraînement pour le marathon leur a permis de sortir de leur zone de confort et de se forcer à être volontaires pour de nouveaux projets. Elles ont le désir et elles savent qu’elles peuvent accomplir de grandes choses.

Support pour relever de nouveaux défis
Enfin, le dernier point observé par Boudreau et Giorgi est la capacité de relevés de nouveaux défis. La course a permis aux femmes de l’étude de voir la vie d’un nouvel œil. Elles ont l’impression d’habiter un nouveau monde, un monde où la vision de la vie est positive. Peu importe les épreuves (ex. séparation, décès, perte d’emploi), les coureuses ont la confiance de pouvoir les surmonter plutôt que de les subir. Ainsi, à l’aune des résultats de cette étude, l’entraînement à la course à pied apparaît comme un processus prometteur pour non seulement entraîner ses capacités physiques, mais également évoluer sur le plan psychologique.

Bonne course !

Le système immunitaire des coureurs

Le système immunitaire des coureurs

En ces temps difficiles où depuis 18 mois nous livrons un combat contre différents virus, je trouvais d’actualité d’écrire un article sur le système immunitaire des coureurs.

L’exercice semble avoir un effet protecteur sur le système immunitaire. Mais la relation entre sport et risque d’infections n’est pas aussi linéaire. Elle n’est pas de l’ordre du : « plus je m’entraîne, mieux je suis protégé ». Bien au contraire ! Si un entraînement modéré exerce un effet bénéfique sur la prévention des risques d’infection, un exercice intense les accroît.
Comme plusieurs études le mentionnent, dans les deux semaines qui suivent un marathon, les coureurs sont deux fois plus susceptibles de tomber malades que les sujets n’ayant pas participé à ce type d’épreuve. Je me donnais toujours 3 journées complètes de repos après un marathon. Et je recommençais avec un très léger entraînement de course à pied ou de vélo.

Après un effort aussi intense que le marathon, il existe un affaiblissement du système immunitaire pouvant durer 3 à 72 heures. C’est au cours de cette période de fragilité immunitaire que le risque est accru, pour le sportif, de développer une infection comme la grippe. En d’autres termes, un exercice intense réduit la capacité de votre système immunitaire à déclencher une réponse inflammatoire, ce qui affaiblit votre capacité à vous défendre contre les virus et augmente votre risque d’infection.

D’autres facteurs et habitudes peuvent également contribuer à renforcer votre système immunitaire. Manger sainement, dormir beaucoup et se laver fréquemment les mains sont tous des facteurs importants à considérer.

Comme on dit la modération a meilleur goût

Bien-être

Bien-être

Le blog courir Québec fait relâche pour la période estival, j’ai donc choisi de vous parler du bien-être, cet état d’apaisement, de paix intérieure, de contentement qui semble nous envahir lorsque le soleil se pointe au Québec.

Est-ce que le bien-être est une conséquence de l’absence de difficultés, de défis ou de désagréments ? Je ne crois pas, sinon il serait pratiquement impossible d’y arriver. Si les épreuves font parties de la vie, comment se fait-il que certains s’en tirent mieux que d’autres, plus rapidement que d’autres ou même plus sereinement que d’autres ? Certains outils simples permettent de rétablir l’harmonie intérieure à condition de vouloir adopter la bonne attitude.

Notre corps est fonctionnel et optimal lorsqu’il est en homéostasie. Son rôle principal est de maintenir l’équilibre entre les différents systèmes. Dès qu’il détecte un débalancement, il s’affaire à la tâche pour rétablir l’équilibre. Alors, si nous sommes à la base des êtres qui recherchent l’unité, comment expliquer qu’on se sente plus souvent désaxé ?

La vie étant une expérience sensorielle en soit, elle nous permet d’échanger avec les éléments qui nous entourent. Nous sommes alors, exposé à différents stimulus. Certains positifs, alors que d’autres nous mettent au défi et nous paraissent désagréables car ils nous déstabilisent. Comment ce qui se passe à l’extérieur de nous peut nous ébranler autant? Il existe deux éléments principaux qui en sont la cause :
1- La situation extérieure est hors de notre contrôle et ne se déroule pas comme on se l’était imaginée
2- On laisse les événements qui se produisent dicter ce que l’on doit faire ou pas

Dans la première situation, il y a une distorsion entre ce qu’on aurait voulu qui arrive et ce qui se produit réellement créant une dissonance entre le monde extérieur et le monde qu’on s’était construit dans notre mentale. On peut alors ressentir une frustration, un inconfort, une déception etc. Alors que dans la deuxième situation, puisque nous n’avions pas décidé, consciemment, qu’elles étaient nos priorités ou nous n’avons pas su comment nous affirmer afin de nous respecter, nous nous sentons pris dans le tourbillons d’événements.

Comment rétablir notre équilibre et retrouver notre bien-être ? Deux options s’offrent à nous selon le cas :
– La situation externe est modifiable
– La situation externe est hors de notre contrôle ou permanente

Si la situation est modifiable, il nous revient la responsabilité de choisir quelle(s) action(s) nous pourrons entreprendre pour créer le résultat recherché. Il faudra peut-être, également, trouver des moyens pour s’adapter.

Si la situation est hors de notre contrôle, on doit d’abord l’accepter telle qu’elle l’est tout en en lâchant prise sur celle-ci. Ensuite, on doit regarder en avant pour choisir quelle autre route nous permettra de continuer à avancer.

Sandra Arroyave - Yogilab

Peu importe la situation, on doit prendre conscience que le bien-être part de ce qui se passe à l’intérieur de soi. Chaque situation a un effet positif ou négatif sur nous, toutefois il nous appartient de choisir comment voir la vie à partir de ce qui nous habite. Le bien-être se créé et se vit. Il n’arrive pas par magie, il réside en nous. Il est avantageux d’apprendre à le cultiver et à l’éveiller.

Nous avons, à chaque instant, l’opportunité de revenir à cet état d’harmonie qui est à la source de notre existence. À chaque moment, nous pouvons revenir à l’essentiel, à l’origine de notre naissance, à ce qui nous accompagne toute notre vie jusqu’à ce que la lumière s’éteigne; notre souffle. Ce principe fondamental, naturel et automatique possède un pouvoir miraculeux. Sans lui, plus rien ne se passe. Lorsqu’on lui accorde de l’attention, il agit instantanément sur tout le corps. Respirer consciemment permet de ralentir le rythme cardiaque et d’activer le système parasympathique. Ce dernier est responsable de notre état de détente, de calme et d’apaisement. Le bien-être et l’harmonie se crée à partir de ce que l’on choisit de laisser habiter à l’intérieur de soi. Lorsque les situations nous dérèglent, l’outil le plus efficace pour nous rétablir le plus rapidement et agir au niveau physique et mentale, est la respiration consciente. Porter son attention sur l’inspiration et l’expiration nous ancre dans le moment présent. Un état de sérénité s’installe lorsqu’il y a un connexion entre le corps et la respiration. Le bien-être n’est ni matériel ni physique. Si le bien-être part tout d’abord de soi mais que l’on recherche sans cesse comment l’inviter dans notre espace en nous fiant sur nos expériences positives, alors il est difficile d’avoir le contrôle sur celui-ci. Si on convoite certains biens matériels, certaines relations, des jours de congé, des semaines de vacances pour se remplir de contentement, il sera difficile d’être pleinement satisfait car le bien-être sera influencé par les circonstances de la vie qui ne dépendent pas de nous entièrement.

Pour avoir une maîtrise sur notre bien-être, il faut développer des outils qui nous permettent de le faire grandir à l’intérieur de soi. Le bien-être s’installe avec la gratitude. Un art qui permet de reconnaître ce que nous avons déjà dans notre vie, qui nous apporte du bonheur et qui nous fait sentir choyé. Prendre le temps de le reconnaître favorise l’ancrage des pensées les plus positives. Il s’agit simplement, de prendre quelques minutes en se levant  ou en se couchant pour penser à quelque chose qui nous a fait du bien. L’écriture peut aussi être excellent allié pour toute personne qui désir inviter davantage de moments zen dans son quotidien. Il s’agit donc de prendre un petit moment et écrire une, deux ou trois choses pour lesquelles on ressent de la gratitude.

Savourer les choses simples de la vie consciemment, est également une méthode efficace pour générer une énergie vibrante dans le corps. Apprécier les fleurs de son jardin, se réjouir lorsqu’on entend notre chanson préférée à la radio, danser lorsqu’un rythme nous fait vibrer, sourire aux étrangers, écouter les oiseaux et réaliser qu’il y a de petites merveilles qui nous entourent, quotidiennement, amplifie notre niveau de bonheur.

Été comme hiver, on peut apprendre à accepter les situations qu’on ne contrôle pas, choisir comment nous ajuster, établir nos priorités et les exprimer, respirer consciemment, pratiquer la gratitude et s’émerveiller avec les petits plaisirs de la vie.

Le bien être est toujours là, à l’intérieur de soi, pour celui qui veut y croire, le chérir et le préserver.

Bon été !

Crédits photos :

Photo couverture : Photo by Aurélien – Wild Spot on Unsplash

Photo dans l’article :  Photo by Marcos Paulo Prado on Unsplash

Une coureuse devenue maman

Une coureuse devenue maman

Lagezelle

Aujourd’hui, je voudrais vous emmener avec moi dans ma nouvelle réalité de maman. Oui, j’ai donné naissance à notre premier enfant le 7 septembre 2020. Comme coureuse, je ne savais pas ce que cela impliquerait d’être enceinte, d’accoucher, encore moins de devenir maman. Dans ma tête, je continuerais de m’entrainer étant enceinte comme ces femmes qu’on voit à la télévision qui s’entraînent juste avant d’aller à la maternité pour accoucher. Je pensais aussi que le lendemain de mon accouchement (ou presque) je mettrais à nouveau mes baskets pour attaquer mon prochain objectif. Après un 125 km ultra trail réussi, je voulais commencer un entrainement pour courir la distance mythique d’ultra trail, le fameux 160 km (100 miles). Vous imaginez, si vous êtes maman ou si vous êtes moins fou que moi, que cela ne se passe pas comme ça tout de suite après une grossesse. Dans cet article, je vous partage quelques textes écrits à différents moments sur ce parcours de maternité, de la conception à la maman que je suis aujourd’hui. Je tiens à souligner que les écrits sont conjugués au temps correspondant à la période à laquelle ils ont été écrits. Je veux garder le sens et l’émotion de ces écrits et que chaque personne qui lira ces lignes vive ce moment comme étant présent.

Giselle Mpaka

Avril 2020: les mauvaises surprises

J’ai vécu un automne 2019 plutôt difficile avec deux fausses couches et un arrêt prolongé de la course et tous autres entraînements. Bonne nouvelle, depuis deux ou trois mois, j’ai recommencé doucement à me remettre en forme. Pour la course ce n’est pas encore concluant, je suis vraiment très loin de ma forme d’avant. Mais pour la forme en général, mes exercices de musculation, d’étirement et ma pratique de vélo depuis le mois passé, tout va bien de ce côté-là et franchement, ça fait un bien fou psychologiquement!

Par moment, je me dis que La Gazelle n’existe plus. Comment je vais pouvoir courir un 160km si je n’arrive plus à faire un 10 km? Dans mon désespoir, je me surprends à douter de moi, alors que je suis plutôt confiante comme personne. Dans mes bons jours, je conclus que j’apprends différemment à être la Gazelle. J’apprends à avoir des objectifs modestes. J’apprivoise la femme que je deviens. J’accepte d’évoluer avec moi et pour moi, même si l’inconnu fait peur. Je suis convaincue que les forces sont transférables. Je ne me suis pas sentie comme une gazelle sur un parcours d’Ultra trail depuis un bout (printemps 2018), mais je suis en train de faire un autre genre de course, celle d’apprivoiser le monde de la maternité avec espoir. Réussir à protéger cet espoir contre des peurs et des échecs est aussi important que mes autres victoires dans la course à pied. Je vous encourage à ne pas regarder seulement votre situation actuelle, mais regardez droit devant et misez sur ce que vous pouvez faire et ne vous attardez plus sur ce que vous ne pouvez pas/plus faire.

Mai 2020: adaptation
Giselle Mpaka
J’ai enfin eu une grossesse viable. Le bonheur! Maintenant que je suis enceinte de 6 mois, voici en cinq points ce que je trouve différent dans la pratique de mon sport.

1. On court une course différente
Les maux de grossesse nous rappellent vite à l’ordre! On ne pense plus à nos entraînements et à nos objectifs, mais comment faire pour diminuer les nausées ou encore pour minimiser la fatigue. Lorsque c’est un premier bébé, en plus d’être envahi d’hormones, on est pas mal devant l’inconnu, alors parfois on panique et on navigue entre des questions sur ce qui est normal et ce qui ne l’est pas. Ce saut dans un monde inconnu à lui seul nous prend de l’énergie, alors inutile de vous dire que l’entraînement prend le bord sans même s’en rendre compte, d’autant plus que je ne sais pas pour vous, mais après deux fausses couches, j’avais une peur bleue de perdre le bébé en m’entraînant d’une quelconque façon.

2. On prend du poids
Ah oui, on n’en parle pas comme symptômes désagréables de la grossesse, mais moi je l’ajoute à la liste! Quand tu as toujours pesé plus au moins le même poids depuis des années et que du jour au lendemain (peut-être pas aussi rapidement) tu prends 10, 20, 30 livres et plus, ça fait mal à l’image de soi (qui a dit qu’on s’en fout de ce qu’on a l’air??? On se raconte des mensonges!

Je ne me reconnais pas. Je me sens lourde, rien ne me va (en vérité, ce n’est pas vrai, c’est une impression), et me regarder dans un miroir devient attristant. Alors, on apprend une leçon: quand on pense avoir une bonne estime de soi parce que sans trop faire d’efforts, on a un corps passe-partout, on comprend les autres femmes qui se sont battues toute leurs vies avec ce corps qui n’en fait qu’à sa tête. On se rend compte qu’on n’a pas une meilleure estime qu’eux, c’est juste que la nôtre n’avait pas été ébranlée jusque-là. Quelle humilité que j’en retire! C’est facile de juger les autres tant qu’on n’est pas confronté aux mêmes épreuves. À mon tour d’apprendre à aimer ce corps nouveau. À mon tour de considérer d’autres critères de beauté que la minceur, à mon tour de résister au cycle vicieux d’efforts/déceptions. Ce poids temporaire … ou pas, me pousse à revoir mes bases de qui je suis comme femme et qu’est-ce qui me détermine.

3. On apprend à s’entraîner différemment
Alors quand la pratique de la course à pieds nous fait peur par rapport à la grossesse, que les séances intenses de musculation sont déconseillées, que le printemps tarde à venir pour faire du vélo, on se trouve face à un choix limité de ce qu’on peut faire dans la liste de ce qu’on avait l’habitude de faire. Certaines personnes, en apprenant la nouvelle de la grossesse, ont hâte de faire du yoga, d’autres de la natation, mais sans mentir, je ne vois pas ces activités comme de l’entraînement, mais comme de la détente. Passer de l’entraînement intense de plusieurs jours par semaine au yoga ou à la natation, ça ne rentre pas dans ma tête! Alors quoi faire? Je déprime et je maudis la vie? Mais non, on se retrousse les manches et on cherche encore. Il y a sûrement là quelque chose qui peut faire l’affaire. Pour moi, j’ai trouvé des entraînements de musculation & cardio sur YouTube pas mal pour les femmes enceintes. Quand j’avais l’énergie, je faisais un entraînement deux fois de suite pour avoir ce sentiment d’avoir tout donné! J’ai aussi appris à apprivoiser la peur de faire mal au bébé en essayant des exercices avant de les intégrer dans ma routine. Finalement, c’est seulement à 5 mois et demi, que j’ai eu assez de confiance pour enfiler à nouveau mes chaussures de course. Là encore, pas pour faire de longues distances malheureusement ou heureusement pour ce petit bébé qui grandit en moi, mais je fais présentement 5 km à la fois. Pour moi qui étais satisfaite au minimum avec un 10km, ce n’est pas grande chose, mais c’est mieux que rien. Je suis reconnaissante de pouvoir le faire!

4. On revoit nos critères de performance
Vous l’avez sûrement compris, on n’est plus dans les mêmes critères de performances. Je ne suis pas courbaturée après mes entraînements, je ne bats aucun record, je n’améliore pas ma condition physique et je ne la maintiens peut-être même pas! Le seul critère à ce stade, c’est de garder l’habitude de faire de l’exercice, qui peu importe le niveau d’effort, est bon pour la santé!

5. On fait une pause sur les projets de course à pied à court terme
Oui, il parait que la forme physique ça se récupère et même au-delà, mais ce n’est pas pour tout de suite et c’est après des efforts intentionnés que j’y arriverai. Ma naïveté du début a disparu comme neige au soleil. Je ne pense pas faire partie de ces femmes qui accouchent et qui reprennent leur sport en peu de temps. Donc, j’ai dû accepter l’idée que les compétitions sont arrêtées pour le moment, mais aussi que je ne sais pas quand est-ce que je pourrais m’y remettre en sachant très bien que des efforts seront à fournir au moment venu. Conclusion, aujourd’hui je suis plus une femme enceinte qu’une coureuse. Et comme ce n’est pas facile de mettre ma passion de côté, je choisis d’une façon intentionnelle la grossesse. Je fais jour après jour la place à ce choix de fonder une famille. J’apprends à aimer cette course pas comme les autres. Je me renseigne sur les habiletés qu’il faut pour s’y préparer. Je reconnais avec humilité que je n’y connais rien, alors je prends une bouchée à la fois comme à mes débuts de course à pied lorsque je faisais à peine 5 minutes de course. Si Dieu me fait la grâce de réussir comme maman, alors la médaille de maman ne pourra se comparer à aucune autre médaille!

Septembre 2020: Accouchement et Post accouchement

Je ne vous dis pas comment s’est passé l’accouchement, mais seulement vous dire que pour moi la réalité a dépassé la fiction. Assis dans cette salle d’attente de la maternité, je me sens rassurée d’être là. Ils vont enfin me dire si tout va bien à propos des bobos post accouchement. Mais, je suis aussi troublée, apeurée, vulnérable. Cette salle, je la connais bien. La première fois que j’y étais, on m’a dit que mon utérus portait un œuf clair, aussi connu sous l’appellation de grossesse non évolutive, c’est un œuf qui ne dépasse pas le stade d’embryon. La deuxième fois, c’était pour me confirmer la même chose parce que je voulais plus de réponses, je ne comprenais pas et surtout je ne voulais pas y croire. La troisième fois, c’était pour l’échographie du troisième mois d’une troisième grossesse. La peur au ventre, je n’ose pas trop me projeter pour cet éventuel bonheur. Mais lorsqu’on a écouté le cœur du bébé, ce dernier battait la vie. Et moi, je me suis accrochée à ce cœur et j’y ai cru pour ne plus douter.

La quatrième fois, je pensais que mon petit trésor allait arriver. L’impression d’avoir percé la poche des eaux m’a poussé à aller consulter. Un bon moment malgré la déception que le jour J n’était pas arrivé puisque mon mari a pu entendre le cœur du bébé, ce qui n’était pas arrivé depuis des mois à cause de son travail et de la pandémie. La cinquième fois, on ne le savait pas encore, mais on allait enfin te rencontrer. Après une visite de suivi à 40,1 semaines, nous acceptons le déclenchement proposé le soir même. Retour à la maison pour prendre ce qu’il faut pour l’accouchement et nous voilà de nouveau dans cette salle d’attente avec des émotions passant de la peur à l’excitation.

Et me voilà de nouveau dans cette salle ce soir à la recherche de réponses aux maux post accouchement. Le temps qu’un médecin m’ausculte, je pense à tous ces événements dans cette salle. Le parcours pour devenir maman est parfois difficile. C’est ici que tout a pris place, ici même que le miracle de notre vie a vu le jour, mais l’expérience parentale n’est qu’au début et elle me fait peur.

Octobre 2020: Nuits difficiles
3:48 AM

Voilà une heure qui est de plus en plus familière. Si je n’allaite pas à cette heure-là, je tire mon lait, sinon je change la couche, sinon je rendors le bébé pour une fois de plus. Comment on devient habitué à quelque chose d’inhabituel? En devenant parent!

En pleine nuit, alors que le monde est endormi, la maman que je suis maintenant pense, elle pense même beaucoup. De toute façon, à cette heure-là, il n’y a pas beaucoup de choix de ce qu’on peut faire. Il y a des mamans qui magasinent en ligne, d’autres mangent, d’autres pensent. J’ai essayé les trois! Mais cette nuit, je pense. Je pense donc à ma déchirure post accouchement en train de guérir, je pense à mon retour à l’entraînement qui est plus qu’incertain puisque je ne suis pas encore guérie, je pense à quand je retrouverais un corps athlétique même si en ce moment ça ne sert à rien, je pense à moi quoi! Et puis, je pense à lui, juste à côté dans son petit lit. Est-ce qu’il a bien mangé, est-ce qu’il va bien dormir, jusqu’à quelle heure il va dormir, à quelle heure son père l’a changé avant le dodo et voilà que rapidement, il n’est plus question de moi, mais de lui, ma nouvelle vie, mon nouvel objectif, mon nouvel entraînement. C’est lui qui régule tout. C’est lui le déstabilisateur et le stabilisateur de ma vie maintenant.
Est-ce que je suis encore une coureuse? Oui, je cours la plus importante des courses, celle d’être maman. Je ne me rends juste pas compte, pas encore!

Novembre 2020: le corps

Je suis à trois mois post accouchement. Je regarde mon corps et j’ai le goût d’essayer tous les régimes miracles qui existent sur terre pour me débarrasser de ce ventre. J’ai envie de courir, pas pour le plaisir comme avant, mais pour perdre quelques livres. Mais si je suis raisonnable aucune de ces solutions n’est bonne. Les régimes, j’en ai jamais fait et je m’interdis d’aller dans cette voie. La course, je viens d’avoir la permission par la physiothérapeute périnéale de commencer, pas d’accélérer, mais de commencer. Donc, je commence la course avec cette vérité en tête: la course est juste. Elle vous donne toujours ce que vous êtes capable de prendre. Les paresseux n’y ont pas leur place, mais les orgueilleux non plus. Souvent des gens courent pour perdre du poids. Ça aurait pu être mon cas, si le corps avait suivi. Nous souhaitons tel ou tel autre changement sur notre corps. Ce matin, je m’encourage et je vous encourage à aimer nos corps malgré toutes les parties que nous voulons changer. Il s’agit d’apprécier les changements aussi petits soient-ils. Il s’agit d’accepter le rythme que le corps prend pour cette transformation désirée. C’est aussi le fait de ne pas se comparer aux autres coureurs et coureuses. Aimer son corps, c’est résister à l’envie de se surentrainer.

Mai 2021: maman et coureuse
Giselle Mpaka
Rééducation périnéale, renforcement du périnée, en passant par un retour à la course progressive, la Gazelle est bien là! Je ne suis plus la même coureuse. J’écoute plus mon corps. Alors que ça soit avec mon bébé en poussette ou toute seule, je cours à nouveau ma vie dans les rues de Montréal et les trails avoisinant ma ville. J’ai revu mon objectif à la baisse (très), mais l’heure n’est pas à la déception, mais à la fierté. Au lieu de m’entrainer pour un ultra trail de 160km, je serai à la ligne de départ du QMT pour un 25 km début juillet cette année. Objectif modeste, mais toujours avec le plaisir de courir et le cœur reconnaissant de pouvoir le faire! Je termine en saluant tous les parents qui par différents jonglages arrivent à faire du sport. Vous avez toute mon admiration!