Alors nous voici de retour, après des fêtes de Noel qui avaient un peu un goût de déjà-vu.

Pour ceux qui comme moi poursuivait leur entraînement durant cette période où nous nous permettons plus et moins, vous vous retrouverez peut-être dans ces quelques lignes.

Plus de nourriture et pas toujours du premier choix pour aider notre corps dans l’entraînement, plus d’alcool, qui souvent nuira à un sommeil réparateur, une alimentation contenant plus de sucre qui nous fera avoir des montées d’énergie suivi de baisse flagrante.

Moins de sommeil … nous nous couchons souvent plus tard, après être repu d’un gros repas.

Le corps a besoin de sommeil, afin de bien se réparer. Un mauvais sommeil qui nuit à la récupération favorisera les blessures, ou parfois juste des petits inconforts qui perdureront plus longtemps que désiré.

Bref, si nous sommes capables de maintenir l’entrainement dans ces conditions, nous sommes tous pas mal au courant que nous n’obtiendrons surement pas les scores de notre vie… , ok et puis après ? Ne nous offrons pas le plus beau des cadeaux ? Un entrainement libre de toutes contraintes, réalisé en dehors des heures prescrites.

Moi mon pic d’énergie se pointe le matin. Alors je vais courir toujours le matin et si je dois repousser à plus tard dans la journée, ce ne sera pas de gaité de cœur.
Durant ces dernières fêtes, je me suis fait ce cadeau.

En fait, ce cadeau, je me le suis fait depuis plusieurs semaines déjà, mais j’apprends à en profiter entraînement après entraînement.
J’avais tendance à être une maniaque des chiffres.

Du nombre de kilomètre parcourus, je m’assurais toujours de bien faire arriver les chiffres… pas de 15.3km pour moi… que non. Un beau 15km net ou bien 15.5km … Mais pas de demi-mesure.
Même chose pour mon cumulatif de semaine. On ne trouvait pas de 47.2km /semaine…. Mon dieu, j’aurais été me faire une petite course pour m’assurer de finir la semaine à 50km, Mais qui va courir pour un 2.8km, alors j’aurais fait monter le millage.

Ce fût longtemps un de mes moyens pour pousser ma machine un peu, par la justification de ses chiffres.

Mon cadeau : Laisser aller… Et je m’amuse tellement plus.

J’ai passé une année et plus à maintenir 45km /semaine. De quelle façon je l’ai réalisé, 3x 15 km. De cette façon je m’assurais de ne pas nécessairement courir à chaque jour. Je m’octroyais des jours de repos. Je m’assurais aussi de maintenir des sorties suffisamment longues même l’hiver.

Un ami m’a dit un jour lors d’une discussion qui suivait un entrainement commun, ne sous-estimes jamais les petits entrainements. Comme il m’expliquait, on ne court pas un 5 km à la même vitesse qu’un 15km. Ça c’est certain!!

Il m’a fait alors réaliser que je ne courrais plus jamais (sauf rare exception) de petites distances.

J’avais également trouvé lors de mes analyses, que je semblais ‘’stagner’’, je ne courrais plus aussi vite qu’avant, pourtant je me trouvais plus en forme que jamais.

C’est aussi en voulant augmenter le cumulatif par semaine, que je me suis bien rendu compte que je devrais remettre ces petits entrainements.
J’ai réalisé tout ça en vue de mon ultra marathon.

Mais ce n’est que depuis le post ultra, que je me suis vraiment mise à ‘’jouer’’ avec mes entrainements. J’y prends vraiment du bonheur à le faire.

Je m’assure bien sûr de maintenir un minimum de km semaine, car le volume est important dans les grandes distances. Mais je ne me force plus à sortir 3x semaines pour faire une distance donnée. Mais je m’adapte au lieu d’être d’une rigidité extrême.

Si un matin, comme ce matin, 3 janvier ou il fait -19 degrés au réveil, je ne la sens pas pour aller faire une longue sortie dehors, ben, ce n’est pas grave : Recalcul en cours… 😉 J’en profite donc pour faire mes intervalles sur tapis roulant, bien au chaud. Je jumelle à ça un peu de musculation, et tant qu’à être dans mon gym, on saute sur le vélo pour faire une petite demi-heure. J’ai comme résolution d’augmenter mon entrainement croisé. Alors qui sort grande gagnante de cette belle matinée froide ? C’est moi !!! 😊

Normalement le lundi, j’allais courir dans les sentiers du mont St-Bruno, projet mis un peu sur la glace, mais pas abandonné… Bref je faisais l’entrainement qui me demandais le plus en début de semaine. Ma fin de semaine étant pour activité autres : ornithologie, photographie, rénovations et projets divers, mais période durant laquelle mon corps pouvait se reposer de la course.

Si je veux pouvoir maintenir mon cumulatif et éventuellement l’augmenter en vue d’une épreuve, je devrai courir plus souvent. Alors voilà le retour des entrainements moins longs. 😊 Pas envie de courir 5 x 15km par semaine, toujours à la même vitesse, et rappelez-vous, je demeure en campagne, alors toujours variés ses trajets est quasi impossible.

Moins long ne voudra pas dire moins difficiles, loin de là, car j’incorpore maintenant du déniveler sur tapis roulant et les fameux intervalles.

Le déniveler sur tapis roulant dans mes contrées ou les routes sont plus que plates est nécessaire en vue d’un ultra marathon en trail. Et le retour de mes entraînements en intervalles a fait que ma vitesse en a été augmenter. Pourtant, je ne regarde pas ma montre pour constater à quelle vitesse je cours. Mais en revenant j’aime toujours me faire ce plaisir qu’est cette petite analyse. Et force est de constater que certains kilomètres se font plus rapidement qu’avant.

Même quand je vais courir sur le terrain de golf en arrière de chez moi je reviens avec de meilleurs résultats. Je ne pousse rien, on dirait seulement que cela devient plus facile.

Une journée ou aller courir dehors me tente moins, je cour sur mon tapis roulant et j’en profite pour me pousser un peu. Alors je viens à pouvoir réapprécier de courir vite. Une confiance en moi revient, et j’apporte cette confiante lors de la prochaine sortie sur route. Bon souvent je trouve ça long courir sur tapis roulant, surtout depuis que je cours en trail, ou le paysage est variant… Alors le faire plus rapidement, et parfois moins longtemps me forcera à me faire une petite distance d’appoint.

Donc je donne raison à mon ami qui me disait de ne pas sous-estimer les ‘’petits’’ entrainements, ils feront partie intégrante d’un TRÈS bon entraînement.

J’ai moins de lignes directrices, je vois au jour le jour ce que je ferai. De toute façon je sais que je m’entraînerai, reste à savoir comment, l’endroit et ce que je ferai.

Rappelez-vous aussi que je m’entraîne seule depuis des années, sans coach. Peut-être qu’en avoir eu un, j’aurais appris plus vite, mais je me plais en pensant que je continu d’apprendre, et surtout je continue de courir, toujours sans blessure année après année.

C’est aussi une façon pour moi de trouver la motivation.

Et durant ces 2 dernières semaines, congé des fêtes, j’ai mis à profit ces petites ‘’notions’’ apprises.

Un jour nous sommes revenus d’une promenade qui n’avait pas donné de superbes résultats d’observations ornithologiques.

Il neigeait à plein ciel. Mais le paysage était magnifique. Sur la route, j’aperçois un joggeur en bordure de route. Et sachant que je n’avais pas couru le matin, et que maintenir 50km /semaine ça prend de la place, j’annonce à mon conjoint, comme aussi un peu pour finir de me convaincre que j’allais le faire; qu’en arrivant à la maison j’allais me faire une petite course sur le golf. Rien de majeur la, un petit 5 ou 6 km…

J’en profite pour chausser ma nouvelle tuque et essayer mes nouveaux écouteurs, ah fameux gadget #cadeauxdenoel 😉

Me voilà revenue à la maison en train de m’habiller pour aller courir, même ma fille habituée à me voir courir le matin me regarde avec scepticisme… Et moi toujours pour convaincre, bah je vais essayer ça… mais pas une longue.

Et je pars…

Sur le golf, je croise des marcheurs… qui me regarde avec mes running shoes fouler les mêmes sentiers qu’eux chausser de leurs grosses bottes d’hiver, mais tout le monde souris, c’est la période des fêtes après tout…

Le soleil se couche tranquillement, et donne les couleurs que j’adore au terrain de golf enneigé. En sortant des pistes du golf pour traverser le stationnement, petit pincement au cœur, les lumières des autos sont allumées pour circuler… OK et je ne suis pas rendu, petit stress tout agréable embarque…

Je refais mon sentier dans les bois en sens inverse pour revenir vers la maison, lorsque je mets le pied dans la rue, il me reste environ 1km de ‘’route’’ à faire avant de rentrer dans mon quartier.

Une dizaine de minutes plus tard, me voici revenue à la maison. Cela m’aura fait faire un magnifique 8.5km.

Une bonne douche le sourire aux lèvres plus tard et on s’en va prendre l’apéro dans le spa (ben oui, vacances de Noel 😉) avec mon conjoint qui se fait raconter combien cette course a été magique.

Sur strava, une plateforme de sportif, j’ai intitulé cette course, : courir à l’heure bleue.

Voilà un magnifique cadeau que je me suis fait. Oh par grand-chose pour certains, mais pour les gens qui comme moi, peuvent avoir de la difficulté à sortir d’une stricte routine, je tenais à partager que ça fait vraiment du bien oser autre chose 😊

Bon début d’année à tous….

Christine

Il faut oser en tout genre, la difficulté c’est d’oser avec sagesse.
*Bernard Fontenelle

À propos Christine Guay

Sportive depuis plus de 25 ans et coureuse depuis 2015, j'ai maintenant 8 marathons à mon actif. J'aspire à une qualification pour le fameux marathon de ce Boston mais j'aimerais aussi pousser mes distances de course en trail pour éventuellement faire un ultramarathon.

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