Dénivelé 24h tapis roulant

Dénivelé 24h tapis roulant

les defis de beat

Avez-vous déjà pensé faire du dénivelé pendant 24h sur un tapis roulant ? Avez-vous suivi Frédéric Dion, Ambassadeur pour les Camps de l’Everest et Yvan L’Heureux organisateur des Camps de l’Everest ? Oui, ces deux athlètes m’ont tenu en haleine, du mardi 16 février 13h au mercredi 17 février 13h.

Il faut dire que ce genre de défi est tout à fait mon style, dommage que je n’ai pas pensé à m’organiser pour le relever avec eux. Ou peut-être devrais-je dire : « heureusement que je n’ai pas pensé à m’organiser pour les accompagner !!! »

Frédéric Dion

Frédéric Dion

Je ne connais pas Frédéric Dion personnellement. Nous sommes tous les deux Ambassadeurs 2021 pour les Camps de l’Everest, avec 26 autres personnes. En tant qu’Ambassadrice, j’apprends à connaître petit à petit les membres de cette grande famille.

De cette façon, j’alimente mon site lesdéfisdebeat.com et surtout je peux partager avec eux la mission qui nous a été confiée. Faire connaître les Camps de l’Everest pour se garder en santé, une bonne raison pour bouger tout en restant motivé.

Frédéric a eu une merveilleuse idée pour se préparer à aller gravir le mont Logan. Faire du dénivelé pendant 24h sur son tapis roulant… Ce n’est pas une fabuleuse idée ? Vous ne trouvez pas? Par la même occasion, ça fait grimper le compteur pour le défi Everest, ça encourage les gens à grimper avec lui et/ou faire un don pour les différents organismes choisis par les ambassadeurs.

Yvan L’Heureux

Yvan est l’organisateur des Camps de l’Everest. C’est lui qui m’a offert une place au sein de sa grande famille de l’Everest.

Yvan a choisi d’accompagner Frédéric dans son défi. Oui, oui, vous avez bien lu, il va faire lui aussi 24h sur son tapis roulant par solidarité, chacun chez eux, mais ensemble.

Yvan L’Heureux

C’est en écoutant ça, que je me suis dit : « ben oui, c’est vrai, on aurait pu être solidaire et faire ce que l’on était capable avec lui… » À aucun moment cela m’avait traversé l’esprit avant d’apprendre qu’Yvan allait le faire.

Yvan et Frédéric sont amis. Ils vont pouvoir s’entraider à tuer le temps et s’encourager même s’ils sont à distance.

Vive la technologie

Je suis bien placée pour dire que sans la technologie aujourd’hui, on ne serait pas grand-chose.

Le tapis de course de Frédéric a été arrangé pour accueillir l’équipement informatique, caméra et micro afin de pouvoir rester connecté avec le monde extérieur.

Frédéric Dion

Frédéric a pu nous partager en direct son expérience, en nous donnant rendez-vous toutes les heures.

Il a fait des directs avec Yvan, ce qui était parfait de les voir en même temps. Il avait aussi des rendez-vous avec d’autres ambassadeurs, tels que Benoit Létourneau, Christiane Plamondon, Isabelle Bernier, pour ceux que j’ai pu suivre.

Ces interviews étaient très intéressantes et vous pouvez les retrouver en tout temps sur sa chaine youtube. En le voyant aller, ça paraissait tellement facile, il parlait comme si de rien était. Je n’ai pas pu être présente à tous ces rendez-vous, mais j’en ai vu quand même pas mal.

Incroyable du mardi 13h jusqu’au lendemain mercredi 6h, il n’avait pas l’air fatigué.

Le cerveau cogite

En suivant des aventuriers comme ça, c’est évident que le cerveau cogite, il est là à se demander : aurais-je été capable de tenir comme eux ? De parler comme ils le font, d’animer, de lire sur l’écran… J’en deviens étourdi de les regarder, je sens mes jambes qui bougent comme si je voulais les aider, j’ai le goût de courir…

Je les regarde, je trouve ça difficile pour eux. Je suis admirative, pensive en les écoutant.

Je ne veux surtout pas qu’ils arrêtent si près du but. Je sais que c’est difficile dans les derniers miles, mais ils sont capables, ils sont forts, ils sont bons, ils vont y arriver…

Je suis au travail, j’ai vraiment du mal à me concentrer pour rester dans mes affaires, j’ai juste hâte qu’il soit 13h.

Deux héros

Mercredi 17 février, il n’est pas encore 13h. Mes deux héros sont toujours présents sur leur tapis respectif. Ils sont fatigués. J’apprends qu’Yvan avait travaillé le mardi matin avant de commencer le 24h…

Je suis abasourdie… Pfff, mais qui sont ces hommes qui peuvent rester aussi longtemps debout sans dormir… En ayant la mine fatiguée, oui, mais si peu si on prend en considération ce qu’ils viennent de faire. J’ignore si j’aurais cette capacité sans dormir, je crains de devenir héritable !

Merci les gars vous m’avez inspiré. J’ai pu vivre cette aventure à travers vos belles réalisations, cela m’a donné une idée de la difficulté. Je devrais certainement l’ajuster à mon niveau si l’idée me passais par la tête d’essayer…

Mise à l’épreuve

Ah ben, cette fin de semaine, je ne peux pas aller à la montagne, car j’ai trop de travail à rattraper. Il n’est pas question pour autant que je ne fasse pas mes dénivelés.

Avec le boost que j’ai eu sur le tapis en suivant mes deux héros, je prévois faire mon entraînement à l’intérieur cela va me permettre de gagner 2 jours de travail.

Je prévois 3 fois 4 heures de dénivelé sur le tapis. Ça fait 4 ans que je n’ai pas fait de tapis roulant.

Dès la première journée, je suis déçue, je n’ai pas le plaisir du grand air. Cet air frais qui caresse et saisit les joues en hiver. La beauté de la nature, l’environnement, les gens… Vous l’aurez compris, ce vendredi, je n’étais pas prête pour cette expérience.

En changeant ma vision

Samedi, j’étais bien décidée à prendre du plaisir pour mes 4 heures de dénivelé sur le tapis. Je peux préférer courir dehors, mais apprécier courir sur le tapis malgré tout. Quand, je ne peux pas faire autrement, c’est quand même mieux que de ne pas faire son entraînement.

Voici ce que je me suis dit pour ne pas me dégoûter de ma course sur le tapis. En trouvant les bonnes raisons, les bons mots, j’ai pu compléter mon objectif sur le tapis en ayant aucune déception, mais plutôt une satisfaction d’avoir pu voir 5 films. Oui, je sais, il n’y a rien d’extraordinaire, mais ça fait des années que je ne peux plus regarder de films, car aussitôt que je m’assois dans le canapé, je m’endors… Ce n’est pas drôle… Mais c’est ma réalité…

Je ne tenterai peut-être jamais le 24h sur tapis roulant, mais c’est quand même une alternative que je vais me resservir pour faire mes dénivelés si je suis prise de nouveau par le temps.

Frédéric et Yvan merci de nous avoir fait vivre ces beaux moments, au plaisir de partager d’autres aventures en vrai ou à distance selon les possibilités qui seront permises.

Frédéric Dion gravira le Mont Logan très bientôt, je vous invite à suivre ses aventures passionnantes et motivantes.

Marche Rapide…. Technique de base.

Marche Rapide…. Technique de base.

Comme mentionné lors de mon dernier topo, la marche rapide a sa propre technique. Voici ce qu’il faut retenir : 2 choses principales diffèrent de la course ou de notre démarche conventionnelle.

    1- Contrairement à la course qui a comme patron les jambes, en marche rapide, ce sont les bras et son mouvement qui mènent tout.

    2- Et contrairement à la course ou l’on suggère une attaque du sol avec le dessous ou une grande partie du dessous du pied à la marche rapide, c’est une ‘’attaque du talon’’ qui est
    privilégiée. De cette façon, un déroulé complet du pied nous permet de transférer complètement notre poids ce qui nous propulse naturellement vers l’avant de manière plus rapide avec le
    moindre d’effort possible.

Donc, en gardant une position bien droite avec notre regard dirigé vers l’horizon, nous gardons nos bras le plus près possible de notre corps en ayant ceux-ci dans un angle parfait de 90 degrés. En balançant vos bras en GARDANT EN TOUT TEMPS L’ANGLE DE 90 DEGRÉS AUTANT VERS L’ARRIERE QUE VERS L’AVANT, vous sentirez déjà une amélioration sur votre propulsion et vitesse.

Truc : J’appelle ce mouvement : Poche-Poitrine… Nos bras, en gardant l’angle de 90 degrés se dirige vers l’arrière comme si vous mettez votre portefeuille dans votre poche arrière de pantalon et revient vers l’avant à la hauteur de votre poitrine, pas plus.

Maintenant les jambes : Ne cherchez à allonger votre foulée pour prendre de la vitesse. Ce serait inutile et surtout dangereux pour dénaturer votre mouvement et risquer de vous blesser. Vous vous assurez de bien déposer le talon et ressentez votre pied se dérouler complètement.

IMPORTANT : En utilisant le talon comme contact premier, vous allez solliciter un muscle sur votre tibia qui s’appelle la pérostite tibiale. C’est l’enveloppe de votre muscle situé directement sur votre tibia. Cette partie de notre jambe est peu sollicité habituellement et au début, il serait normal de ressentir un inconfort voire une douleur. Arrêtez pendant un long moment et reprenez moins agressivement et surtout diminué grandement votre vitesse. Ce muscle est entrain de vous dire qu’il existe et qu’il demande une période d’adaptation.

Pendant votre sortie, respirez bien par la bouche et les narines et surtout, gardez une position bien droite pour améliorer l’entrée d’oxygène à vos poumons.

J’inclus à ces informations un court vidéo (en anglais par contre) sur la différence de foulée entre la marche rapide et la marche athlétique. L’homme (sur la vidéo) est un marcheur rapide et la femme est une marcheuse athlétique… Vous serez à bel de voir le genou plié en tout temps de notre marcheur en attaque du sol versus la jambe complètement droite de la dame lors de la même action. Lors de mon prochain topo, on s’amusera à décortiquer la marche athlétique. D’ici-là, Marche Donc! Walk on!

https://youtu.be/cVkXYYtKFew

Mon interview avec Sylvie Michaud

Mon interview avec Sylvie Michaud

Bonjour coureurs et coureuses, Aujourd’hui j’aimerais parler d’une personne que j’estime énormément pour ses accomplissements et sa joie de vivre. Je vais présenter mon interview avec Sylvie Michaud, une amie et une coach extraordinaire avec un cheminement pas très ordinaire.

Du début de ses premiers pas dans ce merveilleux monde de la course jusqu’à aujourd’hui, bonne lecture !

1. Explique-moi tes débuts, ta motivation, pourquoi la course à pied ?
Réponse : J’ai commencé par la marche, car j’étais trop lourde. Je pesais 250 livres à l’époque et Je ne me sentais pas bien du tout …alors j’ai décidé de prendre ma santé en main …. Après être devenue une pro de la marche, il me manquait quelque chose et j’ai commencé à courir petit à petit.

2. Comment décrivez-vous en tant que personne et coureur ?
Réponse : en tant que personne et en tant que coureuse, je suis la même … j’ai beaucoup de déterminations dans tout ce que je fais, et je prends aussi plaisir à ce que je fais…je m’amuse ! je crois que j’ai gardé mon cœur d’enfant.

3. Quelles sont tes plus grandes réalisations ?
Réponse : en tant que coureuse, il y a deux choses qui me rendre particulièrement heureuse. D’abord, c’est de courir encore avec autant de plaisir et de continuer à aimer courir vite et/ou longtemps …l’autre chose c’est d’avoir couru le marathon de Boston à une vitesse que je ne pensais pouvoir atteindre. Pour moi, ce sera toujours la preuve qu’on peut arriver n’importe quoi ou presque si on y met assez de travail et de persévérance.

4. As-tu déjà ressenti une baisse de régime ou un manque de motivations ?
Réponse : Bien sûr que j’ai des jours ou des périodes où je suis moins motivée, mais j’ai des petits trucs pour m’y remettre … je change d’objectif, de raison de courir …. Par moment, je cours par plaisir …pour moi toute seul …en fait la plupart du temps , c’est ce que je fais , mais j’aime me dépasser , j’aime avancer …alors inévitablement , l’envie me vient d’en faire un peu plus , de m’entrainer un peu plus fort ….et voilà ! hihihi!

5. As-tu d’autre projet ou réalisation pas encore réaliser ?
Réponse : Bien sûr que J’ai des projets, en fait, je n’ai que ça des projets, dans toutes les sphères de ma vie … vous en parlerez à mes proches ….lol! pour , ce qui est de la course , un de mes projets est de faire de très longue distance , genre 50 km et plus et en sentier … alors c’est pour ce type de course que je m’entraîne ces jours-ci.

6. Est-ce que t’as déjà eu une course difficile, parle-moi de ça ?
Réponse : hahah ! j’en ai eu plusieurs, en fait plus de courses difficiles que de courses faciles, mais une fois qu’elles sont faites, on s’en souvient plus et on veut recommencer …loll!
Ma plus difficile, est sans doute la seule course que je n’ai pas terminée et aussi Boston où il faisait très chaud et je résiste très mal à la chaleur et les équipes médicales m’ont fortement conseillée d’abandonner et c’est ce que j’ai fait après 20 Km parcourus de peine et de misère pour les 10 derniers kilomètres. Je n’arrivais plus à me refroidir et ma fréquence cardiaque était dans le tapis.

7. Est-ce qu’une personne t’a inspiré pour te motiver ou te lancer dans la course ?
Réponse : Plusieurs personnes m’ont inspiré … je suis plutôt une introvertie, j’ai donc commencé à courir toute seule par moi-même … et je ne connaissais personne qui courait.
Mais petit à petit, je me suis informée sur la course, j’ai lu tout ce qui me tombait sous la main et je me suis rendue compte qu’il y avait une communauté de coureurs qui existait. Les Coureurs Kenyans et les Éthiopiens m’ont toujours impressionné et j’ai suivi la carrière de plusieurs d’entre eux. J’ai assisté à plusieurs marathons, je me postais à 500 mètres du fils d’arrivée et je les regardais terminer leurs courses …et ça, ça m’a toujours inspiré de voir des personnes allées si loin, sans y être obligés … et donner toute ce qu’elles ont et tout ce qu’elles sont…. Quand j’ai besoin de me motiver, je regarde une course, n’importe laquelle, comme spectatrice… et inévitablement, j’ai envie de m’entrainer, de vivre ce qu’ils sont en train de vivre …c’est contagieux la course à pieds … alors mettons que tous les coureurs me motivent.

8. Depuis combien de temps tu pratiques ce sport ?
Réponse : je pratique la course à pied de façon plus soutenu depuis 17 ans. J’avais fait des essaies auparavant alors un autres trois ans, de essaies-erreurs je commence et j’abandonne …loll!

9. En tant que coach, qu’est-ce que tu as remarqué de tes étudiants ?
Réponse : Que tout le monde a peur de courir au début, ça fait trop longtemps qu’on ne l’a pas fait et tout le monde a peur d’en mourir … et tout le monde commence trop vite, ils courent trop vite, veulent en faire trop trop vite … mais tout le monde finit par se calmer ….un jour , on se rencontre qu’on peut prendre son temps parce que la course, elle va toujours faire partie de notre vie.

10. L’endroit que tu as couru et qui tu as particulièrement apprécié et devenue une de tes courses favorites ?
Réponse : En fait, j’en ai eu deux. Le demi-marathons de Montréal au printemps sur l’Île Notre-Dame … une course que j’ai toujours aimé courir …. Il fait frais la plupart du temps, on est dans la nature, c’est assez plat pour faire de bon temps aussi … tout ce que j’aime d’une course quoi ! et il y a eu pendant longtemps le marathon Toronto Waterfront. Il était tard en octobre, on partait tôt le matin donc, il faisait frais aussi et l’arrivée au centre-ville de Toronto était magnifique. Et, il y avait de la foule partout sur le parcours… ça a changé un peu avec les années, le départ du marathon s’est donné de plus en plus tard malheureusement … et je cours de moins en moins de course.

11. Quel conseil donnerais-tu à une personne qui commence dans la course ?
Réponse : Les deux meilleurs conseils sont : prends ton temps, tu as toute ta vie et amuses-toi … prend plaisirs à faire ce que tu fais, profites du moment.

12. Parle-moi de ton background en tant que coach ?
Réponse : Au départ, j’étais entraineur et non pas coach de course à pied. Je travaillais et j’entrainais les gens pour maintenir une forme physique générale. Et moi, je courais et comme je m’intéressais vraiment à la course et je suis un peu boulimique de connaissances, je voulais tout savoir de la course à pied alors j’ai lu tous les livres qui me tombait sous la main, en français, en anglais et j’ai ensuite enfilé les formations, avec la clinique du coureur entre autres Spartan, la fédération Québécoise d’athlétisme et Course à pied.
J’en ai mangé de la course à pied … je ne pensais qu’à ça!

13. Qu’est ce qui t’a motivé à devenir coach ?
Réponse : En fait, je n’y aurais pas pensé moi-même, c’est encouragé par les gens autour de moi, qui voyait ma passion et je crois qu’elle est un peu contagieuse cette passion.
Je voulais surtout partager mon amour de la course et le fait qu’on peut vieillir autrement.
Qu’on peut conserver un corps jeune pendant très longtemps …qu’on n’est pas obligé de perdre ses capacités si rapidement.

14. C’est quoi l’erreur que la plupart des coureurs font, selon toi?
Réponse : Je ne crois pas aux erreurs …les erreurs, ça n’existe pas. Il faut vivre les choses pour les intégrer et les apprendre. La Théorie, c’est une chose, mais c’est très différent d’intégrer les connaissances et pour ça, et bien il faut les vivre…donc, je crois qu’on doit les faire les erreurs, on ne doit surtout pas les éviter … car elles nous aiguillent plus rapidement dans la bonne direction … ceci étant dit, on fait tous les mêmes … commencer trop vite, courir trop vite à l’entrainement, courir pas assez vite en intervalles, etc.. Mais l’idée c’est d’apprendre et d’avoir du plaisir.

15. Aime tu toujours autant courir aujourd’hui maintenant que tu es retraitée ?
Réponse : Je crois que je retrouve l’amour de la course sporadiquement comme on retombe en amour avec son conjoint de longue date .Parfois , la course est juste là , dans mon quotidien , elle fait partie de moi , je m’habille , je sors , je cours, je reviens … la routine point… et il y a des moments , où je ressens encore cette joie , ce bonheur de me sentir libre et jeune … et il y a que la course qui me donne ça de cette façon…j’aime avoir les joues rougies , être en sueur et à bout de souffle au sommet de la côte et de la redescendre avec facilité , rapidement avec le vent qui me rafraîchit …y a pas une autre sensation qui se rapproche de celle-là. Alors oui, j’adore courir!

16. Quelles sont les bases d’un bon coureur ?
Réponse : Encore une fois, il n’y a pas de bons ou de mauvais coureurs. Tout dépend de tes objectifs … je crois quand même que pour trouver un minimum de plaisir dans la course à pied, il faut aussi développer un minimum d’athlétisme, donc faire autre chose que la course également. Il fait conserver des muscles forts qui éviteront bien des blessures et des tracas aux coureurs et qui rendront surtout la course plus agréable. Musculation, plyométrie, proprioception … le corps est fait pour bouger … c’est sa fonction première …. Dans un monde aussi sédentaire que le nôtre, il faut compenser pour notre d’activité … et bouger, bouger, bouger de toutes les façons.

17. Est-ce que tu as d’autre sujet que je n’ai pas abordé avec toi et que tu aimerais m’en faire part?
Réponse : Pour terminer, je veux juste qu’on sache qu’il est possible de changer. J’étais une fumeuse, obèse, pas du tout en forme et médicamentée. Je pensais que je ne me rendrais pas à 60 ans. Et bien , cette année j’aurai 60 ans et je me sens jeune , je suis en forme , je cours, je m’entraîne, je dors bien, je ne prends aucun médicament. Je vis dorénavant sur une terre où il y a un jardin immense dont il faut s’occuper et plutôt que de vouloir me la couler douce, j’ai maintenant une tonne de projet, je me sens comme une jeune fille… et je sais que c’est grâce à mon corps que je garde jeune. L’âge ce n’est pas juste dans la tête, c’est aussi dans le corps et il faut s’en occuper. Bien Manger et surtout manger peu, bouger beaucoup, dormir suffisamment. Une vie simple et sobre m’apporte toute la joie et le bonheur dont j’ai besoin.

Voici une superbe personne avec qui j’ai travaillé et que j’ai eu l’honneur d’avoir sur mon chemin, qui m’a motivé et ma donnée des conseils, qui a fait de moi un meilleur coureur et une meilleure personne. Cela m’a fait plaisir de vous la faire connaître et j’espère que vous avez apprécié cette interview. Aller les amis …allez courir et bonne course !!!

Courses Folles | Épisode 2 – Le Club de Course

Courses Folles | Épisode 2 – Le Club de Course

Andréanne Poisson Robert

Nico court tout devant le peloton. Ses petits shorts flottent au gré de ses mouvements fluides. Lui, il est né pour courir. En fait, il ne court pas, il vole. J’attends incessamment une intervention de la NASA: objet volant non identifié se baladant illégalement au parc Pélican…

Il nous a convaincus de nous inscrire au club après qu’on ait celé notre fameux pacte avec Joël et Marie. Je l’entends encore s’exclamer : Engagez-vous! Des intervalles, ça tient en forme, qu’il disait… Je me suis fait avoir comme un légionnaire romain dans Astérix.

− Quand ça fait mal, on en remet une couche! s’époumone le coach entre deux coups de sifflet. Il porte fièrement des bas de compression turquoise jusqu’aux genoux. Sa voix doit gagner deux tons avec tout le sang comprimé dans ses mollets. Marc Hervieux en serait jaloux.

− Joanie, tu arrêtes de compter les nuages et tu lèves les genoux plus hauts.

Merde, moi qui pensais m’être positionnée stratégiquement derrière l’arbre pour échapper à l’œil du lynx. Échec total. Me voilà à découvert. L’odeur de ma peur m’a trahie. Le coach la sent à des kilomètres à la ronde.

Up, up je lève les pieds. Encore deux intervalles. Il fait une chaleur écrasante et on court depuis plus de 40 minutes autour de la piscine municipale!! Notre entraîneur a dû suivre sa formation à Guantanamo. Chaque fois que je passe devant les grilles de la piscine, il y a cette même gamine qui mange son cornet de crème glacée avec une lenteur exaspérante. Je me surprends à espérer qu’elle se foule le poignet et que sa boule choco-vanille tombe et roule vers moi. À regarder mes collègues dans le peloton, les couteaux voleraient bas, ne serait-ce que pour une lichette du Saint Graal. Il n’y a que Nico l’air de rien, qui semble s’amuser. Il n’a pas, contrairement aux simples mortels, les jambes recouvertes de bouette, d’immenses auréoles sous les bras et le visage crispé d’avoir frappé un mur. J’envie mortellement Marie et Joël qui sont partis « se ressourcer » près d’une plage au Nicaragua.

Enfin, plus que 25 mètres. Je me permets même un petit sprint pour rattraper Nico, question d’honneur. Il me regarde en souriant. Je le dépasse avec l’énergie de l’orgueil. Wahhoo! Je tombe pratiquement dans les bras du Coach. Étonné par mon arrivée peu gracieuse, il s’exclame tout de même : Bravo les Autruches! C’est maintenant l’heure de la surprise.

Une surprise! Ne me dites pas que Coach Guantanamo en personne nous aurait apporté une bière froide! Finalement, je l’aime bien le bonhomme. Derrière sa moustache de dictateur se cache un homme au grand cœur.

− Vous me faites deux montées de la butte en R4 et c’est ma fille qui chronomètre.

La gamine choco vanille s’approche, le visage collant de crème glacée, un sourire sadique aux lèvres. Je n’en reviens pas! C’est sa fille! Comme quoi, la pomme ne tombe jamais loin du geôlier. Et c’est reparti pour un tour!

Faut toujours se méfier des surprises, me glisse Nico à l’oreille. Ouais mes pauvres jambes commencent à le comprendre. Hop hop une dernière montée, les cuisses en feu.
− À la semaine prochaine, coach!

Dans le fond, j’aime ça souffrir. Surtout quand c’est fini.

 

Pranayamas : l’art de respirer en yoga

Pranayamas : l’art de respirer en yoga

Le yoga est avant tout une pratique pour apprendre à « Être » sur son tapis et « Être » dans la vie. Être c’est apprendre à se connecter à sa nature profonde, ce que l’on appelle aussi son SOI. Développer des moyens pour reconnaître ce qui nous habite réellement sans tenir compte de ce que les autres ou la société attends nous. Être dans toute sa splendeur, selon nos expériences de la vie, est possible lorsqu’on prend le temps de s’arrêter, de s’écouter et surtout de respirer. Dans cet article je vous expliquerai l’importance de la respiration en yoga. J’ai également inclus les instructions d’une technique de respiration afin que vous puissiez l’essayer. En prime, vous pourrez cliquer sur le lien, à la toute fin de cet article, afin de visionner une pratique simple de quelques postures de base à intégrer comme routine d’étirements.

Il va sans dire que le yoga, au sens large, est une pratique et philosophie de vie qui évolue selon l’expérience de chacun. Il n’est pas surprenant alors, de constater que les notions ne sont pas toutes enseignées de la même façon. Bien que cette discipline existe depuis plusieurs milliers d’années, plusieurs lignées différentes ont été développées à partir du Hatha Yoga, le yoga des asanas (postures). Un professeur de yoga n’est en réalité qu’un guide qui partage ses connaissances et son vécu. Le pratiquant, lui, doit partir à la découverte. Plusieurs adeptes mettent l’emphase sur le nombre de postures qu’ils peuvent accomplir et surtout, se concentrent à vouloir atteindre celles qui sont les plus complexes et flamboyantes. Dans les enseignements du yoga traditionnel il est dit que l’importance n’est pas tant de se réaliser en projetant une image au monde extérieur mais plutôt qu’il faut prendre conscience du ressenti dans chaque posture. L’exécution adéquate d’une posture ne se mesure pas en fonction de la complexité de celle-ci, mais bien si le pratiquant est en équilibre, présent (alerte), s’il peut y rester confortablement et s’il est en mesure de maintenir son attention sur son cycle de respiration. Si on pratique et que la tension est trop importante, alors il est difficile de diriger son focus ailleurs que sur l’effort demandé. Si nous sommes en déséquilibre ou distrait, on perd le contrôle de la respiration. Ainsi, il faut que chaque asana exécuté tienne compte de ces éléments qui sont simples quand le yogi essaie une posture qui tient compte de ses capacités biomécaniques et s’il est en mesure d’inspirer et d’expirer aisément, sans rien forcer.

Une respiration devient efficace selon l’intention avec laquelle on la pratique. Les techniques utilisées en yoga se nomment : pranayamas. Ce terme se traduit par l’intention de diriger, par la pensée, la vitalité (Prana ou force de vie) dans le corps. Un pranayama est une méthode respiratoire qui demande de s’ancrer dans le moment présent et de centrer son attention sur le Prana qui nourrit notre corps physique et subtil (celui qui contient: les méridiens, les chakras et les nadis ). On l’utilise en yoga, pour libérer les tensions et influencer positivement le mental. Un grand maître du yoga, T.K.V Desikachar, a écrit dans l’un de ses livres que la respiration est le reflet de nos émotions. Ainsi, on peut mieux comprendre d’où vient l’expression : l’énergie suit la pensée.

Sandra Arroyave - Photo par Jared Rice sur UnsplashPrenez une minute ici pour faire un petit exercice. Fermez les yeux et portez votre attention sur votre respiration, sans rien forcer, il suffit de l’observer. Inspirez et expirez au moins trois fois.
Quelles sont vos constations ?
Êtes-vous capable de respirer uniquement par les narines, à l’inspire et à l’expire ?
Est-ce vous sentez votre ventre se gonfler ? À l’inspire ou à l’expire ?

Utilisez-vous uniquement la partie thoracique de votre système respiratoire, car vous avez une respiration courte et rapide ?

Utiliser le pouvoir de l’intention et du moment présent est suffisant pour rendre une respiration plus efficace. Il suffit d’arrêter le hamster qui court sans cesse dans notre tête et poser notre regard intérieur sur notre souffle, tout simplement, comme on vient de le faire dans l’exercice précédent

Un pranayama traditionnel du Hatha yoga est le dirgha pranayama. Il s’agit d’une respiration complète et profonde, connue aussi sous le nom de la méthode de la respiration en trois parties. Prenons le temps de comprendre l’anatomie de notre système respiratoire afin de mieux saisir l’utilité de cette technique. En inspirant profondément le ventre se gonfle, la cage thoracique s’expansionne, les clavicules s’ouvrent et les épaules se soulèvent légèrement. Ensuite, en expirant les épaules roulent légèrement vers l’intérieur, les clavicules se referment, la cage thoracique se contracte et le ventre rentre vers l’intérieur, comme si le nombril allait toucher la colonne. Les trois parties sont : le haut de la poitrine, les côtes et l’abdomen. Le diaphragme quant à lui, est le muscle le plus important dans ce mécanisme. À l’inspiration, il se contracte et se dirige vers la partie abdominale donc descend. À l’expiration, il se relâche et revient à sa position normale. Il est également étroitement lié au psoas, un muscle très sollicité chez les coureurs. Le simple fait de porter son attention et de visualiser le mouvement qu’il effectue lorsqu’on respire consciemment, pourra avoir un effet positif sur la mobilité de celui-ci.

La technique que j’aimerais vous partager du dirgha pranayama, s’appuie sur l’intelligence de notre anatomie. Il se pourrait que vous l’ayez déjà apprise un peu différemment. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses en yoga, bien qu’il y ait certains principes de base et des principes anatomiques qui sont fondamentaux, il est important d’expérimenter afin de pouvoir constater par soi-même ce qui nous convient. Une des versions qui est enseignée dirige le gonflement de l’abdomen comme première instruction, ensuite l’expansion dans la cage thoracique et se termine aux clavicules. En mettant l’accent au départ sur la respiration abdominale, on réduit l’espace nécessaire pour que le diaphragme puisse se contracter librement et descendre dans la cavité de l’abdomen. Il est contreproductif d’utiliser cette technique si on souhaite que ce muscle gagne de l’amplitude dans son mouvement.

Vous trouverez ci-dessous la technique que je vous propose. Attention, il est important de rester alerte, alors si vous avez des difficultés respiratoires préexistantes, il n’est peut-être pas favorable pour vous de l’essayer et si vous avez êtes affligé par une congestion nasale, attendez que ça passe.

Inspire par les narines pour un compte de 4, si possible

1- Les clavicules s’ouvrent, les épaules se soulèvent légèrement

2- La cage thoracique est en expansion, permettant un allongement de la colonne. Simultanément le diaphragme se contracte et descend vers la cavité abdominale.

3- On laisse l’abdomen se gonfler, on sort le ventre comme si on venait d’insuffler de l’air dans un ballon.

Petite pause, si possible, en retenant son souffle pour un compte de 2 ou de 4 selon ce qui est approprié pour vous.

Expire par les narines pour un compte de 4. Allonger encore plus l’expiration si c’est possible pour vous.

1- Les clavicules se referment, les épaules redescendent et roulent légèrement vers l’intérieur

2- La cage thoracique se rétracte, le diaphragme se relâche

3- L’abdomen se dégonfle, et si on expire profondément, le nombril rentre vers l’intérieur.

Une fois que vous aurez complété quelques cycles de respiration, tout en continuant selon les instructions proposées ci-dessus, je vous invite à visualiser et peut-être même ressentir le mouvement de votre diaphragme.

1- À l’inspire, il se contracte et se descend dans l’abdomen

2- À l’expire, il se relâche, remonte et revient en position neutre

Cet exercice peut être fait 5-10 ou 15 minutes. Je vous propose de l’essayer à chaque fois que vous aurez besoin d’une pause au travail ou lorsque vous sentirez un coup de fatigue. Cela vous permettra d’avoir un plus grand apport d’oxygène dans le sang et vous redonnera un regain d’énergie.

Vous pourrez profiter d’une pratique de yoga, d’une trentaine minutes, que vous pouvez utiliser pour faire vos étirements après vos entraînements de courses ou lors de vos journées de récupération.

Cliquer sur le lien ici ➔ https://youtu.be/CK7HVxJvAdo

La sortie tempo

La sortie tempo

Un tempo est très utile pour porter un jugement sur son niveau de forme. Il s’agit essentiellement de courir moins longtemps, mais à la même allure que notre objectif visé sur 5, 10, 21 ou même 42,2 kilomètres. Cet entraînement nous permet alors d’évaluer nos sensations à la vitesse souhaitée le jour de la compétition. Plus tôt en mars, une séance tempo de 7 kilomètres était au programme pour le groupe et moi. Pourquoi 7 kilomètres? Si vous avez l’esprit mathématique, vous aurez deviné qu’il s’agit du tiers de la distance demi-marathon. Voici comment s’est déroulée la séance…

C’est un mercredi matin d’heure avancée, la noirceur sera présente jusqu’à la fin de l’entraînement. La merveilleuse ville de Sherbrooke nous offre cependant le parc Jacques-Cartier illuminé et plat juste pour nous et quelques irréductibles marcheurs. La zone orange nous permettant de courir (enfin) en groupe, nous entamons l’échauffement dans la bonne humeur. Histoires de parentalité, de travail, de course à pied et j’en passe. Le traditionnel tour d’activation tire à sa fin et la conversation glisse tranquillement vers les quelques consignes, conseils et encouragements des deux coureurs aguerris et plus rapides que moi qui feront office de lièvres pour les 7 prochains kilomètres. En théorie, je n’aurai qu’à suivre de près ces deux machines et mettre mon cerveau en mode veille. Nul besoin de regarder ma montre, ces deux métronomes se chargeront de le faire à ma place.

Le lampadaire qui nous sert de repère de départ approche, les pouces se rapprochent de la montre et « clic » le départ est donné. Je me glisse stratégiquement derrières mes deux amis, tel que convenu. Le régulateur de vitesse semble déjà réglé pour eux. Allure cible ce matin : 3:45/km. Un autre membre du groupe court à mes côté et s’accrochera le plus longtemps possible. Nul doute, un tempo est tellement plus facile en groupe!

Les 3 premiers kilomètres défilent très rapidement. On s’encourage mutuellement et le rythme, légèrement plus rapide que prévu, est tout de même confortable. À partir du 4ème, l’effort s’installe graduellement. Les discussions sont plus courtes et ressemblent davantage à « go », « on continue », « ça va bien ». L’effet de groupe fait son œuvre jusqu’à la fin et la montre sonne le 7ème kilomètre. La satisfaction est au rendez-vous et le retour au calme sur les prochains kilomètres fera du bien. Les conversations légères reprennent.

Bilan de la séance; la cote d’effort est légèrement plus élevée qu’anticipée, mais la température froide et le départ plus rapide peuvent expliquer cet écart. Ajoutons une période d’affûtage de 10 à 14 jours avant une compétition ainsi que l’excitation de l’événement et les éléments seront en place le jour venu.

Prochain test? Une séance tempo de 10 kilomètres en avril, trois semaines avant l’événement maison prévu la fin de semaine du 1er mai. Événement, vous l’aurez compris, non-officiel et simplement porté par notre amour pour la course à pied.

Bon entraînement!

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Vous avez déjà expérimenté une séance de type tempo? Laissez-le moi savoir dans les commentaires.